Des acteurs de développement du Burkina s’engagent avec MISEREOR pour jouer leur partition pour que la décentralisation soit une réussite.

Le 22 mai 2016, le Burkina Faso organise les premières consultations municipales post-transition.
Depuis la communalisation intégrale engagée avec les élections municipales du 23 avril 2006, un transfert des domaines de compétence devait correspondre au transfert des ressources aux collectivités territoriales, afin que celles-ci puissent convenablement remplir leur mission.
Force, cependant, est de constater que ce transfert de ressources n’a pas été une réalité à la hauteur des attentes exprimées pour réussir ce développement voulu à la base.
En tant qu’acteurs de développement local, nos associations et ONG de développement doivent être des acteurs privilégiés des différentes communes, en ce qu’elles ont pour objectifs d’accompagner les collectivités locales par leurs critiques constructives et la recherche de meilleures conditions de vie des populations.
Le samedi 30 avril 2016, l’UFC-Dori a organisé en collaboration avec MISEREOR son partenaire, une rencontre d’échange d’expériences sur le rôle et la place des acteurs de développement dans l’opérationnalisation de la décentralisation au Burkina Faso.
Cette rencontre a été très riche de par les bonnes pratiques partagées et les engagements pris par les acteurs de développement que nous sommes.

Ci-joint un reportage de la Radiotélévision du Burkina (RTB) sur ladite rencontre.

 

 

Célébration de la 11ème édition des JMS sous le signe du renforcement de la cohésion sociale

Du 3 au 6 mars 2016, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé la 11ème édition des Journées du Maraicher du Sahel à Dori. L’ouverture officielle de l’édition a eu lieu le 4 mars dernier sous la présidence du Gouverneur de la région du Sahel. Elle s’est tenue sur le thème : « Le bouli maraicher, un instrument de renforcement de la cohésion sociale dans les communautés locales du Sahel». Pour cette édition, le premier prix du Concours du Meilleur Groupement maraicher a été remporté par le groupement de Bortoré.

Pour la dixième année consécutive, l’UFC relève le défi de la valorisation de la production maraichère dans le Sahel à travers l’organisation des Journées du Maraicher du Sahel. Ces journées ont pour objectifs, selon le Coordonnateur de l’UFC, François Paul RAMDE, de « créer des possibilités d’écoulement et de bonnes affaires pour les exploitants des sites maraicher, stimuler une saine concurrence entre les producteurs dans le but d’accroitre la production globale d’une part, mais aussi la qualité de cette production d’autre part, et servir de cadre de concertation et d’échanges d’expériences entre producteurs. »

 

Dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région du Sahel, Djibril LALLE a félicité l’UFC pour l’organisation de cette foire, et pour ses interventions qui  « sont cohérentes avec la SCADD (Stratégie de Croissance Accéléré pour le Développement Durable, ndr) en ce sens que l’UFC intervient dans la  « promotion d’une croissance pro-pauvres et le  « développement de secteurs prioritaires ».» Et au Représentant du Ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, parrain de l’édition, d’ajouter qu’au regard de la rareté des pluies dans la région, la réalisation des bouli constitue une réponse endogène durable dans la lutte pour l’atteinte de la sécurité alimentaire pour tous. Ainsi pour Benjamin SOW le bouli ne doit pas une source de discorde sociale mais un outil de renforcement de la cohésion entre les communautés.

Pour Issaka THIAM, exposant et exploitant de bouli venu du village de Amsia, les JMS et les boulis leur permettent d’engranger des revenus assez importants qui les aident à subvenir aux besoins de leurs familles. Et à Salou Boureima MAIGA, exploitant du bouli de Diomga de renchérir que les revenus tirés des JMS et du bouli l’aident à payer la scolarité de ses enfants, à améliorer la ration alimentaire et à payer les frais de santé de sa famille.

Les JMS sont aussi une occasion pour les producteurs de se partager les expériences mais aussi d’échanger avec des techniciens du domaine de l’accompagnement du monde rural. Pour cette édition, les échanges ont porté sur les opportunités de partenariats pour le monde agricoles.

Pour inciter les groupements à accroître leurs productions, un concours dénommé « Concours du Meilleur groupement maraicher » a été institué. Le premier prix de cette 11ème édition a été décerné au groupement de Bortoré pour la qualité de ses performances en matière organisationnelle. Il est secondé par le groupement de Diomga, vainqueur de l’édition précédente.
La 11ème édition des JMS a pris fin le 6 mars. Rendez-vous est donc pris pour l’an prochain pour la 12ème édition.

Privat Quantin BAYALA

Chargé de Communication UFC-Dori

Visite du chargé de mission Afrique de l'Ouest francophone de Misereor à Dori

 

Les 26 et 27 avril dernier, Raoul BAGOPHA a séjourné dans la capitale de la région du Sahel. L’objectif de cette visite du chargé de mission Afrique de l'Ouest francophone de Misereor Allemagne, était de rencontrer son partenaire, en l’occurrence l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. Au cours de son séjour, Raoul BAGOPHA s’est entretenu avec les différentes composantes de l’Union. Ainsi, il a effectué une visite de courtoisie chez les deux conseillers moraux de l’UFC, à savoir le Grand Imam et l’Evêque de Dori. « Je tiens à vous remercier  du travail que vous faites avec l’UFC-Dori en tant que autorité  morale (…). Nous espérons que le travail qui est fait est un travail qui permet aux êtres humains que nous sommes de rendre aussi service à Dieu chacun à sa façon. » a laissé entendre Raoul BAGOPHA au Grand Imam. Venu apprendre de son partenaire UFC comme il l’a signifié au cours des différentes rencontres, monsieur Afrique francophone de Misereor a pu apprendre la vision et l’engagement des conseillers moraux à toujours œuvrer pour une cohésion entre les différentes communautés vivant dans la région.

A la suite des conseillers moraux, BAGOPHA a rencontré les membres de l’équipe technique et du conseil d’administration. Ainsi l’équipe technique n’a manqué de réitérer ses remerciements à Misereor qui ne cesse de la soutenir dans sa mission de promotion d’une culture de paix et du développement.

Pour toucher du doigt la réalité, Raoul BAGOPHA s’est rendu dans le village de Débéré Talata (village de la commune de Dori) où il s’est entretenu avec les membres du Comité de veille, de prévention et de gestion des conflits et les membres du Groupement GASSI-NAFI (qui signifie « C’est bien et c’est bénéfique ») travaillant autour du bouli dudit village. C’est deux entités ont apprécié positivement l’accompagnement de l’UFC et de Misereor. Ainsi pour les femmes du groupement Gassi-Nafi, le bouli leurs procure des revenus importants qui leurs permettent de contribuer aux besoins de leurs familles.

C’est sur des notes de satisfaction et d’encouragement de l’UFC que le représentant Afrique francophone de Misereor a quitté Dori le 27 avril 2016 après sa première visite à Dori en 2014.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication/ UFC-Dori 

 

 

Tenue de la 11ème édition des Journées du Maraicher du Sahel et de la 18ème Assemblée générale ordinaire de l’UFC-Dori

Du 3 au 6 mars 2016, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori organise conjointement la 11ème édition des Journées du Maraicher du Sahel et sa 18ème Assemblée générale ordinaire à Dori. Ces deux manifestations ont pour thème commun : « Le bouli maraicher, un outil de renforcement de la cohésion sociale dans les communautés locales du Sahel ».
Prévue pour se tenir le samedi 5 mars prochain au centre pour la paix « Dudal Jam », l’AG est une rencontre statutaire qui a pour objectif de présenter le bilan des activités mises en œuvre en matière d’accompagnement des populations du Sahel pour leur autopromotion mais aussi de dialogue entre confessions religieuses pour une culture de paix au cours de la campagne écoulée. Quant aux JMS qui se tiennent pour la dixième année consécutive, elles se veulent une vitrine de valorisation de la production maraichère mais aussi un cadre d’échanges et de partage d’expériences entre les organisations paysannes des provinces du Séno et du Yagha encadrées par l’UFC. La cérémonie de lancement de cette édition aura lieu le 4 mars prochain au Centre social de l’UFC-Dori et cinquantaine de producteurs sont attendus à cette foire.

L’Islam n’interdit pas à un musulman de rentrer dans une église

« L’Islam n’interdit pas à un musulman de rentrer dans une église» dixit le Grand Imam de Dori

A l’occasion de la fête de Pâques le 27 mars dernier, une délégation de la communauté musulmane de Dori s’est rendue à l’église cathédrale Sainte Anne de Dori. L’objectif de cette présence musulmane à la messe était pour le Grand Imam de Dori et sa délégation de souhaiter une bonne fête à la communauté catholique de Dori et de lui exprimer sa fraternité et sa solidarité.

Cette information a été publiée sur la page Facebook de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (Cf. lien page Facebook UFC en fin d’article). Ce poste a été vu par 47 642 personnes et suscité une trentaine de commentaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le poste a reçu suscité des réactions positives par rapport à l’acte de la communauté musulmane, mais aussi des réactions condamnant l’acte du Grand Imam et de ses compagnons.

Pour y voir plus clair et apporter des éclaircissements sur les intentions de sa présence au milieu des catholiques, nous (ufc-dori.org) avons rencontré Mahamoudou Yaya CISSE, Grand Imam de Dori, chef de la délégation présente à l’église pour recueillir son avis. Lisez plutôt !


Ufc-dori.org : Grand Imam, le jour de Pâques, vous vous êtes rendus à l’église catholique de Dori, quel était l’objectif de votre présence en ce lieu ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Nous nous sommes rendus à l’église le jour de Pâques, ce n’est pas pour prier à la place des catholiques, c’est pour exprimer notre humanité, notre fraternité et la solidarité qui existe entre nous chrétiens et musulmans.

Ufc-dori.org: Nous avons publié sur notre page Facebook et sur notre site internet, des photos de vous et de votre délégation à l’église, votre acte a reçu des réactions favorables chez certains. Cependant, cela a choqué d’autres personnes qui jugent que votre acte est anti-islam. Que leur répondez-vous ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Tous les croyants, s’il ya la paix entre vous, et que chacun arrive à exercer sa foi, il n’y a aucun problème qu’on se rende visite. Malgré les différences religieuses, nous devons vivre en communauté, nous devons vivre en paix et nous devons être capables de nous côtoyer. S’il n’y pas de conflits entre nous, je ne vois pas en quoi il faut se résigner d’aller rendre visite à l’autre ou de lui témoigner sa solidarité ! Et Allah a voulu que nous puissions être solidaires des autres. Ma religion que je pratique, c’est Dieu qui en a voulu ainsi. Et en tant que créature de Dieu, il n’y a pas de raison que je ne partage pas avec l’autre sa joie ou sa peine. Par exemple, les chrétiens, lors de nos grandes prières de fêtes, se joignent à nous pour nous témoigner leur fraternité et solidarité. Ils nous assistent du début jusqu’à la fin la prière. A la fin de la prière, ils saluent leurs frères musulmans. Je pense que s’il n’y a pas une difficulté particulière entre nous, il n’y a pas de raison de ne pas se côtoyer. Avant tout, nous avons la ville de Dori en commun, et chrétiens et musulmans partageons les mêmes joies et peines. Pour ce faire, nous avons ce devoir de travailler ensemble au développement de notre communauté et à résoudre les éventuels conflits. Et nous en tant que premiers responsables, nous devons poser ces gestes là.

Ufc-dori.org : Est-ce que l’Islam interdit à un musulman de se rendre dans une église ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Lorsqu’un musulman se rend dans une église, ce n’est pas pour aller prier à la chrétienne ou pour devenir des chrétiens. C’est pour témoigner sa fraternité aux chrétiens. C’est dire que dans la religion musulmane, il n’est pas interdit à un musulman de se rendre à l’église, surtout dans ce genre de circonstances que j’ai déjà souligné. C’est la même chose pour les chrétiens qui viennent nous soutenir lors des fêtes pendant la prière ! En sommes, nous sommes allés à l’église pour témoigner à notre frère l’évêque et sa communauté notre solidarité et notre amitié.

Ufc-dori.org : Quel message avez-vous à donner à l’endroit de ceux qui pensent qu’un musulman ne doit pas rentrer dans une église ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Ce que j’ai comme information à donner aux autres fidèles musulmans, c’est que l’Islam prévoit que le musulman puisse partager avec les non musulmans. S’il y a paix et l’amour entre chrétiens et musulmans, nous devons nous fréquenter. Lorsqu’on dit que telle religion interdit son fidèle de ne pas côtoyer celui qui n’est pas du même bord religieux, c’est qu’il n’y a pas d’entente entre les gens, et qu’ils ne s’aiment pas. S’il n’existe ce minimum d’entente, c’est évident que lorsque vous vous rendriez chez celui qui est d’une autre religion que vous, ce sera la bagarre. Ce qu’il faut savoir c’est la religion ne divise pas, elle fédère, elle veut qu’il y ait la cohésion sociale, et ce au-delà de nos différences.
En outre, ce qu’il convient de dire ou de rappeler à certains des mes frères musulmans, c’est l’histoire de l’émigration à Abyssinie dans la période des persécutions des musulmans à Mecque. Il est dit que face à l’intensité des persécutions, le Prophète Mahomet, Paix et Salut soient sur Lui, avait ordonné aux musulmans d’émigrer en Abyssinie pour sauver leur religion des épreuves. Abyssinie était gouvernée par le Négus, qui était un chrétien. Ce dernier a accordé à hôtes musulmans une grande protection et hospitalité. Après la première vague partie en Abyssinie, le Prophète Mahomet, Paix et Salut soient sur Lui, très heureux de l’accueil que le Négus avait réservé aux siens, envoya une seconde vague plus importante au Négus pour qu’il assure leur protection. A un moment donné, des ennemis musulmans se sont rendus à Abyssinie pour demander au roi de livrer ces musulmans là, mais il refusa catégoriquement. Je pense que si le Prophète n’avait pas confiance à ce roi chrétien, il n’allait jamais demandé à ses disciples de chercher refuge chez lui. C’est pour dire que si l’on vit en symbiose avec quelqu’un qui n’est de la même religion que soi, ce n’est pas le fait qu’un musulman se rende dans une église ou l’inverse qui doit constituer un problème. C’est la paix et la cohésion avant tout, et nous avons le devoir dans nos pratiques religieuses de travailler à la préservation de la paix.

Consulter le lien : https://web.facebook.com/Union-Fraternelle-des-Croyants-UFC-295810080467917/?ref


Interview réalisée par Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication/ UFC-Dori

 

Les religions, sources de paix ou de discorde ?

Le samedi 16 janvier dernier, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC) a organisé à Ouagadougou une conférence publique. Le thème de cette conférence a été « Humanité et religiosité, quelles relations pour un monde meilleur ? » Cette conférence est intervenue dans une situation où la capitale burkinabè vivait l’attaque terroriste, jamais enregistrée de son histoire, survenue les 15 et 16 janvier 2016.  

Dernier acte du stage national sur le dialogue interreligieux et interculturel tenu du 14 au 17 janvier 2016 à Ouagadougou, la conférence a été animée par trois conférenciers issus des communautés religieuses catholique, protestante et musulmane. Au cours de la cérémonie d’ouverture, une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de l’attentat du commando jihadiste des 15 et 16 janvier à Splendid Hôtel et au restaurant Cappuccino. Le Coordonnateur de l’Union, François Paul RAMDE a ensuite rappelé les objectifs du stage et de la conférence qui sont, entre autres de sensibiliser le public sur le fait que la différence religieuse est une occasion d’enrichissement et non un motif de division et à prendre conscience que la religion permet d’être plus humain avec son prochain, lutter contre les préjugés culturels, le fondamentalisme religieux et l’intolérance, etc. Ainsi, pour le représentant de l’UFC, Abbé Jérémy KAMBOUELE, qui a regretté les actes ignobles posés prétendument au nom des religions, il a rappelé que « la paix est le dénominateur commun à toutes les religions. Ce qui signifie que la violence est contraire à nos religions. De ce fait, le croyant a ce devoir et cette obligation d’être un homme de paix.» A l’unanimité, les trois panélistes, chacun s’inspirant de son Livre Saint, à savoir La Bible et Le Coran, ont rejeté toutes idées de violences que l’on pourrait associer à leurs religions. C’est pourquoi, l’Abbé Jean-Baptiste Sanou, panéliste du côté catholique, également Président de l’Observatoire National des Faits Religieux (ONAFAR), après avoir énoncé les valeurs liées à l’humanité que sont « l’hospitalité, la solidarité, le respect de la dignité de tout être humain, la liberté de conscience, la miséricorde, la tolérance, etc. » n’a manqué de rappeler que les religions sont « originairement porteuses » de toutes ces valeurs. C’est pourquoi, ajoute-t-il « le croyant manifeste son humanité non seulement par la pratique de l’hospitalité, mais aussi par celle de la solidarité à l’égard de tout être humain qui, comme lui, est vulnérable et ne peut se réaliser en dehors de sa relation à ses semblables» en se référant à la parabole du bon samaritain dans la Bible. « Par son enseignement et par son exemple, Jésus nous révèle que la finalité ultime de la religion est de rendre l’homme plus humain et plus heureux, puisqu’elle a pour fonction de le mettre à fois en relation avec Dieu, source de tout bien et du véritable bonheur, et avec ses semblables dont il a la vocation de prendre soin, s’il veut être heureux ici-bas et dans l’au-delà.» a conclu l’Abbé Sanou.

conf publique

Et au panéliste protestant Dr Simon RAMDE, Responsable des œuvres spirituelles de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME), la religiosité est un sentiment religieux porté par l’humain et doit être au service de l’humanité. Ainsi, les consciences relationnelles entre l’homme et Dieu, entre lui et son semblable, entre lui et lui-même, et entre lui et son environnement sont des éléments qui doivent concourir au mieux vivre. La religion doit rendre plus humain. En effet, Mieux vaut lier une amitié avec un homme de foi religieuse qu’un mécréant car le premier craint Dieu et les hommes a cité un sage musulman Dr Oualilaï KINDO, panéliste musulman, également membre de l’ONAFAR. En somme, pour lui, la religion doit contribuer rendre l’homme meilleur et plus proche de ses semblables. Et la prière ne vaut que si le pratiquant est proche de ses semblables.

La conférence a permis d’établir la corrélation entre humanité, religion et paix. Nonobstant cette relation conflictuelle que certains tentent d’introduire entre la religion et l’humanité, les conférenciers ont démontré que les religions ont pour mission originelle l’humanisation des individus. Aussi ont-il reconnu que c’est la méconnaissance de l’autre qui constitue un véritable handicap au vivre ensemble. C’est pourquoi, l’humain-croyant, ou l’humain a ce devoir d’apporter le soutien de son cœur partout où il y a de la misère, tout simplement un homme de miséricorde.

Pièce Jointe: Communication du représentant de la communauté catholique

Pièce Jointe: Communication du représentant de la communauté évangélique

Pièce Jointe: Communication du représentant de la communauté musulmane

 

  Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

La Pâques, un moment de renforcement des liens de fraternité entre chrétiens et musulmans

A l’occasion de la fête de la Pâques à Dori, la communauté musulmane de Dori s’est rendue à l’église cathédrale de Dori pour témoigner sa fraternité à l’ensemble de la communauté catholique de Dori. En effet, le 27 mars 2016, les catholiques de Dori ont célébré la résurrection du Christ. Cette messe marquant la fin du carême, a été présidée par Mgr Laurent DABIRE, Evêque du diocèse de Dori. Au cours de la messe, une occasion a été offerte à Mahamoudou Yaya CISSE, Grand Imam de Dori accompagné de membres de la communauté musulmane pour s’adresser aux fidèles catholiques en fête. Ainsi le Grand Imam a témoigné de vive voix l’amitié et la fraternité de la communauté musulmane de Dori à l’endroit de Mgr Laurent DABIRE et à l’assemblée. Aussi leur a-t-il souhaité une bonne fête et les a bénis. Enfin, il a insisté sur la nécessité du dialogue entre les religions pour la construction d’un monde de paix et de fraternité. C’est pourquoi il a formulé le vœu qu’il y ait « la paix et la tranquillité dans notre pays, dans nos villes, dans nos villages afin que chacun puisse pratiquer sa religion.» Et pour Mgr Laurent DABIRE : «Nous souhaitons que notre fraternité continue de grandir, d’être un soutien pour nous qui vivons ici au Sahel... Que Dieu nous donne de réaliser notre nom (Union Fraternelle des Croyants) qui est la fraternité, la foi et l’unité.»

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication UFC-Dori

Stage national « Dudal Jam » sur le dialogue interreligieux

« Humanité et religiosité, quelles relations pour un monde meilleur ? » C’est sur ce thème que s’est tenu 14 au 17 janvier dernier à Ouagadougou le stage national sur le dialogue interreligieux et interculturel Dudal Jam. Organisé par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori avec l’appui financier de la Province Autonome de Bolzano et l’Association Puits de Jacob en Italie, cet atelier a réuni une quarantaine de jeunes chrétiens et musulmans venus de divers horizons du Burkina. Une journée d’échanges entre participants et une conférence publique ont été les temps forts de cet atelier de Ouagadougou.
Cet atelier avait pour objectif principal de sensibiliser et mobiliser les jeunes pour une culture de paix au Burkina et dans la sous-région. Au cours de ce stage, les jeunes des différentes Cellules Dudal Jam existantes à travers le pays et le bureau du Réseau National des Jeunes pour la Paix/ Dudal Jam ont présenté respectivement le bilan des activités mises en œuvre dans leurs localités respectives. Entre autres activités réalisées, des visites de courtoisie, des sortie de partage et de fraternisation, des journées de salubrités dans des lieux de cultes, des conférences publiques et sensibilisations à la tolérance et à la culture de la paix. Les participants ont également fait des recommandations pour la bonne marche des cellules et chacune a proposé un programme d’activités pour l’année en cours.
En marge de ces échanges entre jeunes, les jeunes se sont entretenus avec les anciens membres de l’UFC. Cette rencontre avait pour objet de créer un contact entre anciens membres de l’Union et les jeunes, mais aussi permettre aux jeunes de recevoir des conseils de leurs ainés pour une meilleure valorisation de l’idéal de l’UFC.
Enfin, une conférence publique sur le thème : « Humanité et religiosité, quelles relations pour un monde meilleur ? » s’est tenue le 16 janvier dans le cadre dudit stage. Elle a été animée par trois panélistes issus des communautés catholique, protestante et musulmane. Les conférenciers ont unanimement reconnu dans leurs communications l’importance des religions dans l’humanisation des individus, et donc dans la construction d’un monde meilleur.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

La cohésion sociale au cœur de la 18ème assemblée générale de l’UFC

« Le bouli maraicher, un outil de renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés locales du Sahel». C’est sur ce thème que s’est tenue la 18ème Assemblée générale ordinaire de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori le samedi 5 mars dernier.
En effet, les membres de l’UFC se sont réunis en assemblée pour faire examiner la vie de l’Union à travers la présentation des activités mises en œuvre au cours de la campagne dernière. Au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Gouverneur de la région du Sahel, Monseigneur Laurent DABIRE, Répondant juridique de l’UFC, rappelé la nécessité de cohabitation pacifique au sein des communautés. Ainsi pour lui, le bouli ne doit pas être une source de tensions et de conflits. Et le Gouverneur de la région, Djibril LALLE, a invité chaque acteur à travailler à la consolidation de la paix sociale au Burkina.
Au cours des travaux, François Paul RAMDE, Coordonnateur de l’Union, a présenté le bilan des activités mises en œuvre au cours de la période de 2012 à 2015 et les perspectives pour les années. Après examen par les membres de l’assemblée, elle a approuvé le bilan. De même, des suggestions et recommandations ont été faites par les participants pour la consolidation des acquis et bonne marche de l’action de l’Union.

 

Privat Quantin BAYALA

Chargé de Communication UFC-Dori