Le programme triennal 2015-2018 lancé

C’est parti pour le nouveau programme « Contribution à l’amélioration durable des conditions de vie et au renforcement du Vivre-Ensemble dans les provinces du Séno et du Yagha ». En effet, le 19 décembre dernier, Bruno BICABA, représentant du Gouverneur de la région du Sahel, a officiellement lancé le nouveau programme triennal de l’UFC-Dori en présence des bénéficiaires et partenaires.

D’un coût global d’environ 700 millions de francs CFA, ce programme de trois ans a pour objectif principal de contribuer à améliorer durablement les conditions de vie et à renforcer le vivre ensemble de quelques 22 300 personnes, indistinctement de leurs religions, dans les provinces du Séno et du Yagha. Au cours de cette cérémonie, le Coordonnateur de l’Union, François Paul RAMDE, a présenté à l’assemblée le contenu du programme. En effet, ce programme s’articule autour de six axes principaux que sont l’accès à l’eau et l’assainissement, la valorisation des terres et des points d’eau, l’autopromotion des organisations paysannes, l’intégration du genre au développement, l’accès aux sources d’énergies renouvelables et enfin la promotion de la tolérance et du respect des droits humains. Pour ce faire, diverses activités sont prévues pour être exécutées en vue de l’atteinte des objectifs. Entre autres activités, la réalisation et la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques (boulis, puits, etc.), des formations et sensibilisations autour de diverses thématiques. Ce programme a vu le jour grâce à l’appui financier deux organisations allemandes à savoir MISEREOR et de KZE.


Au cours de la cérémonie, le Curé de la paroisse de Dori, représentant du Répondant juridique, a remercié les partenaires financiers du programme et rappelé la spécificité du programme qui intègre la promotion de la tolérance et des droits humains. « Cet axe constitue le poumon de notre Union mais aussi sa particularité en tant qu’organisation agissant pour la promotion des valeurs de tolérance, de respect mutuel et de dialogue entre les religions pour une cohabitation pacifique » a laissé entendre l’Abbé Jérémie KAMBOUELE. Quant au représentant du Gouverneur de la région, il n’a manqué de félicité l’UFC d’avoir décroché ce programme au profit des populations de la région du Sahel. De même, il a invité tous les acteurs de développement et les services déconcentrés de l’Etat existant dans la région à accompagner l’UFC pour la réussite du programme. Enfin, Bruno BICABA a exhorté les bénéficiaires du programme à s’approprier le programme aussi bien dans la mise en œuvre que l’atteinte des résultats et d’un impact durable.


« Que le Dieu Unique et Tout Puissant inspire chacun de nous, bénisse notre programme et les trois années à venir, afin qu’ensemble, en communion et fraternité, nous réalisons les objectifs du programme mais aussi l’idéal de l’Union » a conclu le représentant du Répondant juridique.

 

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

 

 

Nettoyage du terrain de la prière de Tabaski

Le 23 septembre dernier, veille de la célébration de l’Aïd El Kébir, la Jeunesse Lucien BIDAUD (JLB) a investi le terrain situé en face du Lycée provincial de Dori, lieu prévu pour la prière du lendemain. Objectif, rendre sain le lieu afin de permettre aux fidèles musulmans de prier dans un cadre convivial.
Cet acte de salubrité dans les lieux de prières s’inscrit dans le cahier d’activités de la JLB de Dori. Ainsi à travers cette activité ces jeunes chrétiens et musulmans, ont une fois de plus, voulu traduire une volonté d’entraide et de solidarité religieuses entre les communautés religieuses, d’une part, et de promouvoir cette valeur.
Au cours de ce nettoyage, des enfants et petits talibés se sont joints aux membres de la JLB pour la cause.
Puisse Allah continuer à inspirer ces jeunes et leur donner la force nécessaire afin de toujours poser de bonnes œuvres au grand bonheur de toutes les communautés !

Atelier de validation des outils et information autour du nouveau programme triennal de l’UFC

L’équipe technique de l’UFC-Dori s’est réunie en atelier ce jour 16 décembre 2015 à Dori. Cet atelier se tient du 16 au 19 décembre. Il vise d’une part à partager et valider les outils de suivi évaluation et d’autre part à donner des informations portant sur le contenu du programme à l’ensemble de ces acteurs.
Ces 96 heures durant, François Paul RAMDE, Coordonnateur des projets et programmes, et son équipe aura à passer en revue l’ensemble des objectifs et indicateurs contenus dans le nouveau programme triennal. Il faut rappeler que l’UFC a obtenu avec ses partenaires MISEREOR et KZE Allemagne le financement du programme n°115-013-1014 ZG dénommé « Contribution à l’amélioration durable des conditions de vie et au renforcement du Vivre-Ensemble dans les provinces du Séno et du Yagha ». L’objectif global de ce programme de trois ans qui a démarré en octobre dernier est de contribuer à améliorer durablement les conditions de vie et à renforcer le vivre ensemble de quelques 22 300 personnes de confessions différentes dans les provinces du Séno et du Yagha. Au cours des deux premiers jours, les outils de suivi-évaluation ont été élaboré par l’équipe technique.
Outre ces travaux, l’atelier a été ouvert aux bénéficiaires dudit programme à savoir les membres d’organisations paysannes et les membres d’associations engagées aux côtés l’UFC pour la promotion de la tolérance religieuse. Au cours de cette rencontre, le contenu du programme triennal a été présenté aux bénéficiaires dans l’optique qu’ils se l’approprient.
De même, le programme a été lancé officiel par Bruno BICABA, Représentant du Gouverneur de la région du Sahel le 19 décembre dernier en présence de partenaires techniques et des bénéficiaires du programme.

12/09/2015 : La ville de Dori dit AUREVOIR à un combattant pour le dialogue interreligieux

La parenté à plaisanterie pour exorciser la douleur

En rappel, le Jeudi 10 Septembre 2015, Emile BOUGMA perdait sa vie à Ouagadougou aux environs de 23H30mns GMT par suite de longue maladie. Dès lors, parents, proches, collaborateurs de partout au Burkina s’attelaient à donner au défunt une inhumation digne de l’Homme.

L’arrivée de la dépouille mortuaire à Dori le 11/09/2015 a été marquée par un épisode de parenté à plaisanterie. Sous la contrainte de la communauté GOURMANTCHE, le cortège funèbre a dû s’arrêter à l’entrée de la ville de Dori. La communauté Gourmantché a exigé aux fils et filles du défunt qui sont de la communauté YADEGA, le payement d’une somme forfaitaire pour avoir la permission de rentrer dans la ville. Ces moments ont été des moments de témoigner encore une fois de plus de l’enracinement de la parenté à plaisanterie dans nos contrées, contribuant ainsi à un enracinement de la fraternité interculturelle pour la paix.

L’Aurevoir des communautés musulmane et catholique de Dori

Après l’épisode avec les parents à plaisanterie des YADEGA, le second acte fut l’arrêt du cortège funèbre à la grande mosquée de Dori. Le grand imam de Dori, El Hadj Mahamoudou Yaya CISSE, a prodigué des bénédictions et fait des prières pour le repos de l’âme du défunt. En rappel, le défunt était le dernier survivant de la première équipe de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori.

Après les prières de la communauté musulmane, le cortège a accueilli à la cathédrale de Dori pour une autre séance de prière avant le transfert du corps au domicile du défunt. L’accueil à la cathédrale a été en présence de l’Evêque de Dori, Mgr Laurent DABIRE.

La messe d’inhumation et l’absoute

Le samedi 12/06/2015 étant consacré à la messe et à l’inhumation du corps, l’église de Dori a refusé du monde et on a noté encore une fois la présence de la communauté musulmane avec à sa tête le Grand Iman venu compatir à la douleur commune.

La messe a été dite par le curé de la cathédrale, l’abbé Jérémy KAMBOUELE et l’absoute a été faite par l’abbé Jules NIKIEMA, premier prêtre du diocèse, un de ses fils adoptif.

Qui était Papa Emile BOUGMA ?

Papa Emile était né le 12 novembre 1936 à Bam de Julien BOUGMA et de Joséphine SAWADOGO. Il a suivi les cours primaires jusqu’en classe de CM2. Après avoir suspendu ses études scolaires, il s’était investi dans le tissage, la pêche et les travaux agricoles puis s’était rendu en Côte D’Ivoire où il avait travaillé comme contremaître. Il avait consentit son 1er mariage le 1er juin 1961avec OUEDRAOGO Anastasie, avec qui ils eurent 10 enfants dont 4 garçons. Avec le décès de cette dernière épouse le 16 décembre 1982, il contractait un second mariage le 24 décembre 1985 avec OUEDRAOGO Laurentine avec qui ils eurent 06 enfants dont 5 filles.

De 1965- 1967, papa Emile a travaillé à Kaya comme pompiste à la station Total. De là, il fut envoyé à Dori pour gérer une station d’essence. De 1967 à 2011, il était gérant de station d’essence ici à Dori. Le 06 mars 2011, il fut contraint d’arrêter ses activités et son état de santé ne cessa de se dégrader.

Il était le dernier survivant des membres fondateurs de l’UFC-Dori et y siégeait au conseil d’Administration comme Administrateur de droit.

Le 10 septembre 2015, aux environs de 23h30, il quittait ce monde à l’âge de 78 ans 10 mois. Il laisse après lui une veuve, 16 enfants, 36 petits fils et 03 arrières petits fils.

Le Grand Imam de Dori reçoit la médaille d’honneur des collectivités locales

Comme à l’occasion de la célébration chaque année de la fête de l’indépendance du Burkina Faso, des personnes physiques ou morales sont distinguées par l’Etat burkinabè pour la qualité et la pertinence de leurs œuvres. Et pour la célébration régionale tenue le 11 décembre dernier Dori, capitale de la région du Sahel, c’est une soixantaine de personnes de la région qui ont reçu ces distinctions. Parmi ces élus, Mahamoudou Yaya CISSE, Grand Imam de Dori et conseiller moral de l’UFC. En effet, le Grand Imam a reçu ce jour la médaille d’honneur des collectivités locales pour son engagement et ses actions en faveur de la cohabitation pacifique entre les communautés religieuses de Dori. Parents et membres de la communauté musulmane était donc présents à cérémonie pour féliciter l’élu du jour.
A la suite de la cérémonie, le curé de la paroisse de Dori, Abbé Jérémie KAMBOUELE, et les l’association des femmes catholiques se sont rendus à la grande mosquée pour traduire leurs félicitations et encouragements au Grand Imam. Ce dernier a à son tour remercié le curé et surtout les femmes pour la marque de fraternité à son égard. Il a promis de toujours continuer de prier Allah le Miséricordieux pour l’entente entre toutes communautés vivant dans la région.
La reconnaissance du mérite du conseiller moral musulman de l’UFC à l’occasion du 11 décembre vient augmenter le nombre de médailles décernées à des membres de l’UFC à savoir celle reçu par le coordonnateur et celle de Mgr Joachim OUEDRAOGO, ancien répondant juridique de l’Union. Toutes ces reconnaissances nationales confortent une fois de plus l’Union et ses acteurs dans la poursuite son œuvre de promouvoir l’épanouissement intégral de l’Homme.

Emile BOUGMA s'est éteint

L'Union Fraternelle des Croyants de Dori a la profonde douleur d'annoncer le décès d'Emile BOUGMA survenu dans la nuit du 10 septembre 2015 à Ouagadougou. La levée de corps a lieu à morgue de l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO ce jour 11 septembre, suivi d'un halte dans la famille du defunt à Ouagadougou avant de continuer à Dori où il sera inhumé le 12 septembre à 9 heures.
Précédemment administrateur de droit au Conseil d'administration de l'UFC-Dori, Emile BOUGMA était le dernier survivant des pères fondateurs de l'Union.

Union de prière!

Rencontre COMNAT – Comités locaux de prévention et de gestion des conflits de Dori

Les 7 et 8 décembre, une équipe de la Commission nationale pour l’UNESCO (COMNAT) a tenu des rencontres d’échanges avec les membres des Comités locaux de prévention et de gestion des conflits de trois villages de Dori. Sanmalmin Aristide DABIRE, Secrétaire général de la COMNAT et son sa délégation se sont rendus à Bouloye, Débéré Talata et Djomga. L’objectif de ces rencontres a été d’échanger avec les membres de ces trois comités autour de leurs missions et des résultats attendus de leurs actions. Pour ce faire, le Secrétaire de la COMNAT et le responsable de Communication et des relations extérieures de la COMNAT, Guy Herman BAZEMO, ont rappelé aux membres qu’ils ont pour mission essentielle de veiller quotidiennement à la prévention des conflits pour une cohésion sociale durable dans leurs localités respectives. Et pour les membres des comités, la mise en place des cadres constitue du pain béni pour leurs localités car, selon eux, ces comités leur permettront d’une part de prévenir les conflits mais aussi d’éviter certains conflits récurrents liés à des décisions de justice en trouvant eux des solutions aux potentiels différends, d’autre part. Au regard de la qualité des échanges, la mission de l’UNESCO n’a manqué de remercier et féliciter les membres des différents comités pour dévotion et engagement à œuvrer pour la cohésion sociale dans leurs milieux de vie.
Il faut rappeler que les comités locaux ont été mis en place en fin novembre dernier par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) en collaboration avec la COMNAT. Ces comités sont composés des différentes couches sociales des villages (représentants des quartiers, des éleveurs, des agriculteurs, des jeunes, des femmes, des leaders religieux et coutumiers). Ils ont pour mission de veiller à la prévention, à la gestion et à la résolution des conflits dans leurs localités. Ces comités constituent, selon Aristide DABIRE, des comités pilotes et d’autres comités seront mis en place toutes les localités du pays par la suite.
En attendant d’opérationnaliser ces comités, des sessions de formations sont prévues au profit des membres en matière de culture de la paix et de prévention des conflits.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

Pour la paix, les jeunes et les femmes du Sahel s’engagent

« Si vous manifestez contre la guerre, ne m’appelez pas, mais si vous marchez pour la paix je serai là » Ainsi parlait la Mère Thérésa à propos des marches contre les guerres. En effet, à Dori, pour exprimer leur attachement à la paix, ils étaient plus d’une centaines de femmes et de jeunes de la région du Sahel à marcher de feu tricolore de la SONABEL (Société nationale burkinabè d’Electricité) à la mairiele 1er juin 2015 pour magnifier la paix.
Ces jeunes et femmes issues d’associations de promotion de la culture de la tolérance religieuse (Jeunesse Lucien BIDAUD (Lucien BIDAUD, Père fondateur de l’UFC-Dori), de la Cellule féminine Lucien BIDAUD, des Volontaires nationaux ont entonné des chants et scandé des slogans en faveur en présence de leaders religieux de Dori.  « Disons non à l’instrumentalisation du nom de Dieu dans les violences, car dieu est paix », « Jeunes et femmes, tous croyants, unis dans la fraternité pour la paix » pouvait-on lire sur les banderoles. Tout ceci pour condamner les actes terroristes dont les auteurs invoquent souvent le nom de Dieu et réaffirmer que les différences, qu’elles soient religieuses, ethniques ou idéologiques ne doivent constituer un prétexte pour mettre à mal la quiétude sociale. Ainsi pour joindre l’utile à l’agréable et donner de la voix, une déclaration a été conjointement signée par les représentants des jeunes et des femmes chrétiens et musulmans pour réitérer leur attachement à la diversité culturelle comme valeur commune à l’Humanité à promouvoir, condamner les actes de nature à saboter la dignité humaine et son engagement à la promotion d’une culture de la paix au Burkina Faso. Cette déclaration a été remise aux autorités de région du Sahel qui n’ont manqué de féliciter l’initiative de la marche et promis de faire parvenir la déclaration à qui de droit.
A la suite de la remise de la déclaration aux autorités, un ciné débat a eu lieu à place de la mairie de Dori sur la thématique du dialogue interreligieux. Ce film de l’Abbé Bernard YAMEOGO intitulé « La crèche de Hamed » évoque la question de la tolérance religieuse à travers la vie de Hamed, cet adolescent musulman, qui va tout mettre en œuvre pour arriver à construire une crèche dans la cour de son père, un fervent musulman.
Il faut le rappeler, la marche et le ciné débat s’inscrivent dans le cadre du « Projet de promotion d’une culture de la paix dans les communautés locales de la région du Sahel » porté par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. La marche pour la paix et le ciné débat du 1er juin ont été des moments pour aider à déconstruire les préjugés liés aux religions et à faire face aux menaces terrorismes existantes aux portes du Burkina.

Célébration de l’Aïd El Kébir à Dori

Les fidèles musulmans de Dori, à l’instar de leurs frères du Burkina, ont célébré la fête de l’Aïd el Kébir le jeudi 24 septembre 2015. Cette grande prière du sacrifice du mouton qui a réuni des centaines de fidèles de Dori a été dirigée par le Grand Imam de Dori, Mahamoudou Yaya CISSE.
Pour l’occasion, des autorités administratives et religieuses, notamment une délégation de la communauté catholique conduite par son premier responsable Monseigneur Laurent BIRFUORE DABIRE, évêque de Dori, des représentants de l’UFC-Dori et de la jeunesse Lucien BIDAUD étaient présentes en signe de soutien à l’ensemble de la communauté en prière.
Au cours de la prière, le Grand Imam n’a manqué de prier pour retour de la paix au Burkina qui traverse en ce moment une situation sociopolitique instable et peu sereine. Il en a été de même pour le Gouverneur de la région du Sahel, Djibril LALLE, qui a invité tout un chacun à prier pour la paix et la stabilité revienne dans le pays.
A la fin de la prière, Mgr Laurent DABIRE et les autres officiels ont souhaité une bonne fête à l’ensemble de la communauté musulmane à travers le Grand Imam.
De même, dans l’après-midi, le curé de la paroisse cathédrale de Dori, Abbé Jérémie KAMBOUELE, représentant de l’évêque de Dori et des représentants de l’UFC-Dori se sont rendus au domicile du Grand Imam pour une fois de plus lui souhaité la bonne fête de Tabaski et lui traduire la solidarité de la famille catholique de Dori. A son tour, le Grand Imam a remercié ses hôtes pour le soutien inconditionnel apporté à lui et à sa communauté.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication et de Plaidoyer