Les religions, sources de paix ou de discorde ?

Le samedi 16 janvier dernier, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC) a organisé à Ouagadougou une conférence publique. Le thème de cette conférence a été « Humanité et religiosité, quelles relations pour un monde meilleur ? » Cette conférence est intervenue dans une situation où la capitale burkinabè vivait l’attaque terroriste, jamais enregistrée de son histoire, survenue les 15 et 16 janvier 2016.  

Dernier acte du stage national sur le dialogue interreligieux et interculturel tenu du 14 au 17 janvier 2016 à Ouagadougou, la conférence a été animée par trois conférenciers issus des communautés religieuses catholique, protestante et musulmane. Au cours de la cérémonie d’ouverture, une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de l’attentat du commando jihadiste des 15 et 16 janvier à Splendid Hôtel et au restaurant Cappuccino. Le Coordonnateur de l’Union, François Paul RAMDE a ensuite rappelé les objectifs du stage et de la conférence qui sont, entre autres de sensibiliser le public sur le fait que la différence religieuse est une occasion d’enrichissement et non un motif de division et à prendre conscience que la religion permet d’être plus humain avec son prochain, lutter contre les préjugés culturels, le fondamentalisme religieux et l’intolérance, etc. Ainsi, pour le représentant de l’UFC, Abbé Jérémy KAMBOUELE, qui a regretté les actes ignobles posés prétendument au nom des religions, il a rappelé que « la paix est le dénominateur commun à toutes les religions. Ce qui signifie que la violence est contraire à nos religions. De ce fait, le croyant a ce devoir et cette obligation d’être un homme de paix.» A l’unanimité, les trois panélistes, chacun s’inspirant de son Livre Saint, à savoir La Bible et Le Coran, ont rejeté toutes idées de violences que l’on pourrait associer à leurs religions. C’est pourquoi, l’Abbé Jean-Baptiste Sanou, panéliste du côté catholique, également Président de l’Observatoire National des Faits Religieux (ONAFAR), après avoir énoncé les valeurs liées à l’humanité que sont « l’hospitalité, la solidarité, le respect de la dignité de tout être humain, la liberté de conscience, la miséricorde, la tolérance, etc. » n’a manqué de rappeler que les religions sont « originairement porteuses » de toutes ces valeurs. C’est pourquoi, ajoute-t-il « le croyant manifeste son humanité non seulement par la pratique de l’hospitalité, mais aussi par celle de la solidarité à l’égard de tout être humain qui, comme lui, est vulnérable et ne peut se réaliser en dehors de sa relation à ses semblables» en se référant à la parabole du bon samaritain dans la Bible. « Par son enseignement et par son exemple, Jésus nous révèle que la finalité ultime de la religion est de rendre l’homme plus humain et plus heureux, puisqu’elle a pour fonction de le mettre à fois en relation avec Dieu, source de tout bien et du véritable bonheur, et avec ses semblables dont il a la vocation de prendre soin, s’il veut être heureux ici-bas et dans l’au-delà.» a conclu l’Abbé Sanou.

conf publique

Et au panéliste protestant Dr Simon RAMDE, Responsable des œuvres spirituelles de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME), la religiosité est un sentiment religieux porté par l’humain et doit être au service de l’humanité. Ainsi, les consciences relationnelles entre l’homme et Dieu, entre lui et son semblable, entre lui et lui-même, et entre lui et son environnement sont des éléments qui doivent concourir au mieux vivre. La religion doit rendre plus humain. En effet, Mieux vaut lier une amitié avec un homme de foi religieuse qu’un mécréant car le premier craint Dieu et les hommes a cité un sage musulman Dr Oualilaï KINDO, panéliste musulman, également membre de l’ONAFAR. En somme, pour lui, la religion doit contribuer rendre l’homme meilleur et plus proche de ses semblables. Et la prière ne vaut que si le pratiquant est proche de ses semblables.

La conférence a permis d’établir la corrélation entre humanité, religion et paix. Nonobstant cette relation conflictuelle que certains tentent d’introduire entre la religion et l’humanité, les conférenciers ont démontré que les religions ont pour mission originelle l’humanisation des individus. Aussi ont-il reconnu que c’est la méconnaissance de l’autre qui constitue un véritable handicap au vivre ensemble. C’est pourquoi, l’humain-croyant, ou l’humain a ce devoir d’apporter le soutien de son cœur partout où il y a de la misère, tout simplement un homme de miséricorde.

Pièce Jointe: Communication du représentant de la communauté catholique

Pièce Jointe: Communication du représentant de la communauté évangélique

Pièce Jointe: Communication du représentant de la communauté musulmane

 

  Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

Rencontre COMNAT – Comités locaux de prévention et de gestion des conflits de Dori

Les 7 et 8 décembre, une équipe de la Commission nationale pour l’UNESCO (COMNAT) a tenu des rencontres d’échanges avec les membres des Comités locaux de prévention et de gestion des conflits de trois villages de Dori. Sanmalmin Aristide DABIRE, Secrétaire général de la COMNAT et son sa délégation se sont rendus à Bouloye, Débéré Talata et Djomga. L’objectif de ces rencontres a été d’échanger avec les membres de ces trois comités autour de leurs missions et des résultats attendus de leurs actions. Pour ce faire, le Secrétaire de la COMNAT et le responsable de Communication et des relations extérieures de la COMNAT, Guy Herman BAZEMO, ont rappelé aux membres qu’ils ont pour mission essentielle de veiller quotidiennement à la prévention des conflits pour une cohésion sociale durable dans leurs localités respectives. Et pour les membres des comités, la mise en place des cadres constitue du pain béni pour leurs localités car, selon eux, ces comités leur permettront d’une part de prévenir les conflits mais aussi d’éviter certains conflits récurrents liés à des décisions de justice en trouvant eux des solutions aux potentiels différends, d’autre part. Au regard de la qualité des échanges, la mission de l’UNESCO n’a manqué de remercier et féliciter les membres des différents comités pour dévotion et engagement à œuvrer pour la cohésion sociale dans leurs milieux de vie.
Il faut rappeler que les comités locaux ont été mis en place en fin novembre dernier par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) en collaboration avec la COMNAT. Ces comités sont composés des différentes couches sociales des villages (représentants des quartiers, des éleveurs, des agriculteurs, des jeunes, des femmes, des leaders religieux et coutumiers). Ils ont pour mission de veiller à la prévention, à la gestion et à la résolution des conflits dans leurs localités. Ces comités constituent, selon Aristide DABIRE, des comités pilotes et d’autres comités seront mis en place toutes les localités du pays par la suite.
En attendant d’opérationnaliser ces comités, des sessions de formations sont prévues au profit des membres en matière de culture de la paix et de prévention des conflits.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

Stage national « Dudal Jam » sur le dialogue interreligieux

« Humanité et religiosité, quelles relations pour un monde meilleur ? » C’est sur ce thème que s’est tenu 14 au 17 janvier dernier à Ouagadougou le stage national sur le dialogue interreligieux et interculturel Dudal Jam. Organisé par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori avec l’appui financier de la Province Autonome de Bolzano et l’Association Puits de Jacob en Italie, cet atelier a réuni une quarantaine de jeunes chrétiens et musulmans venus de divers horizons du Burkina. Une journée d’échanges entre participants et une conférence publique ont été les temps forts de cet atelier de Ouagadougou.
Cet atelier avait pour objectif principal de sensibiliser et mobiliser les jeunes pour une culture de paix au Burkina et dans la sous-région. Au cours de ce stage, les jeunes des différentes Cellules Dudal Jam existantes à travers le pays et le bureau du Réseau National des Jeunes pour la Paix/ Dudal Jam ont présenté respectivement le bilan des activités mises en œuvre dans leurs localités respectives. Entre autres activités réalisées, des visites de courtoisie, des sortie de partage et de fraternisation, des journées de salubrités dans des lieux de cultes, des conférences publiques et sensibilisations à la tolérance et à la culture de la paix. Les participants ont également fait des recommandations pour la bonne marche des cellules et chacune a proposé un programme d’activités pour l’année en cours.
En marge de ces échanges entre jeunes, les jeunes se sont entretenus avec les anciens membres de l’UFC. Cette rencontre avait pour objet de créer un contact entre anciens membres de l’Union et les jeunes, mais aussi permettre aux jeunes de recevoir des conseils de leurs ainés pour une meilleure valorisation de l’idéal de l’UFC.
Enfin, une conférence publique sur le thème : « Humanité et religiosité, quelles relations pour un monde meilleur ? » s’est tenue le 16 janvier dans le cadre dudit stage. Elle a été animée par trois panélistes issus des communautés catholique, protestante et musulmane. Les conférenciers ont unanimement reconnu dans leurs communications l’importance des religions dans l’humanisation des individus, et donc dans la construction d’un monde meilleur.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

Célébration de l’Aïd El Kébir à Dori

Les fidèles musulmans de Dori, à l’instar de leurs frères du Burkina, ont célébré la fête de l’Aïd el Kébir le jeudi 24 septembre 2015. Cette grande prière du sacrifice du mouton qui a réuni des centaines de fidèles de Dori a été dirigée par le Grand Imam de Dori, Mahamoudou Yaya CISSE.
Pour l’occasion, des autorités administratives et religieuses, notamment une délégation de la communauté catholique conduite par son premier responsable Monseigneur Laurent BIRFUORE DABIRE, évêque de Dori, des représentants de l’UFC-Dori et de la jeunesse Lucien BIDAUD étaient présentes en signe de soutien à l’ensemble de la communauté en prière.
Au cours de la prière, le Grand Imam n’a manqué de prier pour retour de la paix au Burkina qui traverse en ce moment une situation sociopolitique instable et peu sereine. Il en a été de même pour le Gouverneur de la région du Sahel, Djibril LALLE, qui a invité tout un chacun à prier pour la paix et la stabilité revienne dans le pays.
A la fin de la prière, Mgr Laurent DABIRE et les autres officiels ont souhaité une bonne fête à l’ensemble de la communauté musulmane à travers le Grand Imam.
De même, dans l’après-midi, le curé de la paroisse cathédrale de Dori, Abbé Jérémie KAMBOUELE, représentant de l’évêque de Dori et des représentants de l’UFC-Dori se sont rendus au domicile du Grand Imam pour une fois de plus lui souhaité la bonne fête de Tabaski et lui traduire la solidarité de la famille catholique de Dori. A son tour, le Grand Imam a remercié ses hôtes pour le soutien inconditionnel apporté à lui et à sa communauté.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication et de Plaidoyer
   

Le programme triennal 2015-2018 lancé

C’est parti pour le nouveau programme « Contribution à l’amélioration durable des conditions de vie et au renforcement du Vivre-Ensemble dans les provinces du Séno et du Yagha ». En effet, le 19 décembre dernier, Bruno BICABA, représentant du Gouverneur de la région du Sahel, a officiellement lancé le nouveau programme triennal de l’UFC-Dori en présence des bénéficiaires et partenaires.

D’un coût global d’environ 700 millions de francs CFA, ce programme de trois ans a pour objectif principal de contribuer à améliorer durablement les conditions de vie et à renforcer le vivre ensemble de quelques 22 300 personnes, indistinctement de leurs religions, dans les provinces du Séno et du Yagha. Au cours de cette cérémonie, le Coordonnateur de l’Union, François Paul RAMDE, a présenté à l’assemblée le contenu du programme. En effet, ce programme s’articule autour de six axes principaux que sont l’accès à l’eau et l’assainissement, la valorisation des terres et des points d’eau, l’autopromotion des organisations paysannes, l’intégration du genre au développement, l’accès aux sources d’énergies renouvelables et enfin la promotion de la tolérance et du respect des droits humains. Pour ce faire, diverses activités sont prévues pour être exécutées en vue de l’atteinte des objectifs. Entre autres activités, la réalisation et la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques (boulis, puits, etc.), des formations et sensibilisations autour de diverses thématiques. Ce programme a vu le jour grâce à l’appui financier deux organisations allemandes à savoir MISEREOR et de KZE.


Au cours de la cérémonie, le Curé de la paroisse de Dori, représentant du Répondant juridique, a remercié les partenaires financiers du programme et rappelé la spécificité du programme qui intègre la promotion de la tolérance et des droits humains. « Cet axe constitue le poumon de notre Union mais aussi sa particularité en tant qu’organisation agissant pour la promotion des valeurs de tolérance, de respect mutuel et de dialogue entre les religions pour une cohabitation pacifique » a laissé entendre l’Abbé Jérémie KAMBOUELE. Quant au représentant du Gouverneur de la région, il n’a manqué de félicité l’UFC d’avoir décroché ce programme au profit des populations de la région du Sahel. De même, il a invité tous les acteurs de développement et les services déconcentrés de l’Etat existant dans la région à accompagner l’UFC pour la réussite du programme. Enfin, Bruno BICABA a exhorté les bénéficiaires du programme à s’approprier le programme aussi bien dans la mise en œuvre que l’atteinte des résultats et d’un impact durable.


« Que le Dieu Unique et Tout Puissant inspire chacun de nous, bénisse notre programme et les trois années à venir, afin qu’ensemble, en communion et fraternité, nous réalisons les objectifs du programme mais aussi l’idéal de l’Union » a conclu le représentant du Répondant juridique.

 

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication

 

 

Nettoyage du terrain de la prière de Tabaski

Le 23 septembre dernier, veille de la célébration de l’Aïd El Kébir, la Jeunesse Lucien BIDAUD (JLB) a investi le terrain situé en face du Lycée provincial de Dori, lieu prévu pour la prière du lendemain. Objectif, rendre sain le lieu afin de permettre aux fidèles musulmans de prier dans un cadre convivial.
Cet acte de salubrité dans les lieux de prières s’inscrit dans le cahier d’activités de la JLB de Dori. Ainsi à travers cette activité ces jeunes chrétiens et musulmans, ont une fois de plus, voulu traduire une volonté d’entraide et de solidarité religieuses entre les communautés religieuses, d’une part, et de promouvoir cette valeur.
Au cours de ce nettoyage, des enfants et petits talibés se sont joints aux membres de la JLB pour la cause.
Puisse Allah continuer à inspirer ces jeunes et leur donner la force nécessaire afin de toujours poser de bonnes œuvres au grand bonheur de toutes les communautés !

Atelier de validation des outils et information autour du nouveau programme triennal de l’UFC

L’équipe technique de l’UFC-Dori s’est réunie en atelier ce jour 16 décembre 2015 à Dori. Cet atelier se tient du 16 au 19 décembre. Il vise d’une part à partager et valider les outils de suivi évaluation et d’autre part à donner des informations portant sur le contenu du programme à l’ensemble de ces acteurs.
Ces 96 heures durant, François Paul RAMDE, Coordonnateur des projets et programmes, et son équipe aura à passer en revue l’ensemble des objectifs et indicateurs contenus dans le nouveau programme triennal. Il faut rappeler que l’UFC a obtenu avec ses partenaires MISEREOR et KZE Allemagne le financement du programme n°115-013-1014 ZG dénommé « Contribution à l’amélioration durable des conditions de vie et au renforcement du Vivre-Ensemble dans les provinces du Séno et du Yagha ». L’objectif global de ce programme de trois ans qui a démarré en octobre dernier est de contribuer à améliorer durablement les conditions de vie et à renforcer le vivre ensemble de quelques 22 300 personnes de confessions différentes dans les provinces du Séno et du Yagha. Au cours des deux premiers jours, les outils de suivi-évaluation ont été élaboré par l’équipe technique.
Outre ces travaux, l’atelier a été ouvert aux bénéficiaires dudit programme à savoir les membres d’organisations paysannes et les membres d’associations engagées aux côtés l’UFC pour la promotion de la tolérance religieuse. Au cours de cette rencontre, le contenu du programme triennal a été présenté aux bénéficiaires dans l’optique qu’ils se l’approprient.
De même, le programme a été lancé officiel par Bruno BICABA, Représentant du Gouverneur de la région du Sahel le 19 décembre dernier en présence de partenaires techniques et des bénéficiaires du programme.

12/09/2015 : La ville de Dori dit AUREVOIR à un combattant pour le dialogue interreligieux

La parenté à plaisanterie pour exorciser la douleur

En rappel, le Jeudi 10 Septembre 2015, Emile BOUGMA perdait sa vie à Ouagadougou aux environs de 23H30mns GMT par suite de longue maladie. Dès lors, parents, proches, collaborateurs de partout au Burkina s’attelaient à donner au défunt une inhumation digne de l’Homme.

L’arrivée de la dépouille mortuaire à Dori le 11/09/2015 a été marquée par un épisode de parenté à plaisanterie. Sous la contrainte de la communauté GOURMANTCHE, le cortège funèbre a dû s’arrêter à l’entrée de la ville de Dori. La communauté Gourmantché a exigé aux fils et filles du défunt qui sont de la communauté YADEGA, le payement d’une somme forfaitaire pour avoir la permission de rentrer dans la ville. Ces moments ont été des moments de témoigner encore une fois de plus de l’enracinement de la parenté à plaisanterie dans nos contrées, contribuant ainsi à un enracinement de la fraternité interculturelle pour la paix.

L’Aurevoir des communautés musulmane et catholique de Dori

Après l’épisode avec les parents à plaisanterie des YADEGA, le second acte fut l’arrêt du cortège funèbre à la grande mosquée de Dori. Le grand imam de Dori, El Hadj Mahamoudou Yaya CISSE, a prodigué des bénédictions et fait des prières pour le repos de l’âme du défunt. En rappel, le défunt était le dernier survivant de la première équipe de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori.

Après les prières de la communauté musulmane, le cortège a accueilli à la cathédrale de Dori pour une autre séance de prière avant le transfert du corps au domicile du défunt. L’accueil à la cathédrale a été en présence de l’Evêque de Dori, Mgr Laurent DABIRE.

La messe d’inhumation et l’absoute

Le samedi 12/06/2015 étant consacré à la messe et à l’inhumation du corps, l’église de Dori a refusé du monde et on a noté encore une fois la présence de la communauté musulmane avec à sa tête le Grand Iman venu compatir à la douleur commune.

La messe a été dite par le curé de la cathédrale, l’abbé Jérémy KAMBOUELE et l’absoute a été faite par l’abbé Jules NIKIEMA, premier prêtre du diocèse, un de ses fils adoptif.

Qui était Papa Emile BOUGMA ?

Papa Emile était né le 12 novembre 1936 à Bam de Julien BOUGMA et de Joséphine SAWADOGO. Il a suivi les cours primaires jusqu’en classe de CM2. Après avoir suspendu ses études scolaires, il s’était investi dans le tissage, la pêche et les travaux agricoles puis s’était rendu en Côte D’Ivoire où il avait travaillé comme contremaître. Il avait consentit son 1er mariage le 1er juin 1961avec OUEDRAOGO Anastasie, avec qui ils eurent 10 enfants dont 4 garçons. Avec le décès de cette dernière épouse le 16 décembre 1982, il contractait un second mariage le 24 décembre 1985 avec OUEDRAOGO Laurentine avec qui ils eurent 06 enfants dont 5 filles.

De 1965- 1967, papa Emile a travaillé à Kaya comme pompiste à la station Total. De là, il fut envoyé à Dori pour gérer une station d’essence. De 1967 à 2011, il était gérant de station d’essence ici à Dori. Le 06 mars 2011, il fut contraint d’arrêter ses activités et son état de santé ne cessa de se dégrader.

Il était le dernier survivant des membres fondateurs de l’UFC-Dori et y siégeait au conseil d’Administration comme Administrateur de droit.

Le 10 septembre 2015, aux environs de 23h30, il quittait ce monde à l’âge de 78 ans 10 mois. Il laisse après lui une veuve, 16 enfants, 36 petits fils et 03 arrières petits fils.

Le Grand Imam de Dori reçoit la médaille d’honneur des collectivités locales

Comme à l’occasion de la célébration chaque année de la fête de l’indépendance du Burkina Faso, des personnes physiques ou morales sont distinguées par l’Etat burkinabè pour la qualité et la pertinence de leurs œuvres. Et pour la célébration régionale tenue le 11 décembre dernier Dori, capitale de la région du Sahel, c’est une soixantaine de personnes de la région qui ont reçu ces distinctions. Parmi ces élus, Mahamoudou Yaya CISSE, Grand Imam de Dori et conseiller moral de l’UFC. En effet, le Grand Imam a reçu ce jour la médaille d’honneur des collectivités locales pour son engagement et ses actions en faveur de la cohabitation pacifique entre les communautés religieuses de Dori. Parents et membres de la communauté musulmane était donc présents à cérémonie pour féliciter l’élu du jour.
A la suite de la cérémonie, le curé de la paroisse de Dori, Abbé Jérémie KAMBOUELE, et les l’association des femmes catholiques se sont rendus à la grande mosquée pour traduire leurs félicitations et encouragements au Grand Imam. Ce dernier a à son tour remercié le curé et surtout les femmes pour la marque de fraternité à son égard. Il a promis de toujours continuer de prier Allah le Miséricordieux pour l’entente entre toutes communautés vivant dans la région.
La reconnaissance du mérite du conseiller moral musulman de l’UFC à l’occasion du 11 décembre vient augmenter le nombre de médailles décernées à des membres de l’UFC à savoir celle reçu par le coordonnateur et celle de Mgr Joachim OUEDRAOGO, ancien répondant juridique de l’Union. Toutes ces reconnaissances nationales confortent une fois de plus l’Union et ses acteurs dans la poursuite son œuvre de promouvoir l’épanouissement intégral de l’Homme.