Nettoyage du terrain de la prière de Tabaski

Le 23 septembre dernier, veille de la célébration de l’Aïd El Kébir, la Jeunesse Lucien BIDAUD (JLB) a investi le terrain situé en face du Lycée provincial de Dori, lieu prévu pour la prière du lendemain. Objectif, rendre sain le lieu afin de permettre aux fidèles musulmans de prier dans un cadre convivial.
Cet acte de salubrité dans les lieux de prières s’inscrit dans le cahier d’activités de la JLB de Dori. Ainsi à travers cette activité ces jeunes chrétiens et musulmans, ont une fois de plus, voulu traduire une volonté d’entraide et de solidarité religieuses entre les communautés religieuses, d’une part, et de promouvoir cette valeur.
Au cours de ce nettoyage, des enfants et petits talibés se sont joints aux membres de la JLB pour la cause.
Puisse Allah continuer à inspirer ces jeunes et leur donner la force nécessaire afin de toujours poser de bonnes œuvres au grand bonheur de toutes les communautés !

Le nouveau bureau de la Jeunesse Lucien Bidaud à la rencontre de leurs responsables religieux

Après son élection le 23 mars 2015, le nouveau bureau de la Jeunesse Lucien BIDAUD (JLB) a entrepris 6 avril dernier une série de visites aux leaders religieux de la ville de Dori pour les saluer et demander leur soutien et leurs bénédictions.
Appolinaire COULIBALY, Président de la JLB et son équipe s’est d’abord rendu chez Mgr Laurent DABIRE, Evêque de Dori. Celui-ci a loué la mise en place du bureau et appelé surtout à se retrouver, à se mettre ensemble pour travailler. Il a invité à la cohésion et à la mobilisation car dit-il « le capital premier de la jeunesse c’est la mobilisation ».
A la suite de premier responsable de l’église catholique de Dori, les membres du bureau se sont rendus à la mission protestante où ils ont été reçus par trois pasteurs qui n’ont manqué de manifester leurs satisfactions du fait que la jeunesse veuille travailler ensemble dans la paix. Enfin après la visite aux responsables de la communauté évangélique de Dori, l’équipe est allée à la rencontre du Grand Imam de Dori. Pour sa part, il a essentiellement invité  tous les jeunes musulmans, protestants et catholiques à la sincérité et au travail dans l’unité et dans la concertation. Il a également rappelé que les visites mutuelles que les leaders religieux font lors des fêtes chrétiennes et musulmanes est une pratique admirable rendue possible grâce à l’écoute mutuelle et l’acceptation de l’autre.
Aux cours de ces différentes rencontres, le bureau a reçu de ces différents responsables religieux des conseils et bénédictions pour l’atteinte de sa mission de recherche de la paix à travers la concertation et les rencontres de fraternité religieuses et culturelles. Puisse Allah bénir le nouveau bureau et l’accompagner dans l’accomplissement de sa mission.

Issa Appolinaire COULIBALY
Président de la JLB

12/09/2015 : La ville de Dori dit AUREVOIR à un combattant pour le dialogue interreligieux

La parenté à plaisanterie pour exorciser la douleur

En rappel, le Jeudi 10 Septembre 2015, Emile BOUGMA perdait sa vie à Ouagadougou aux environs de 23H30mns GMT par suite de longue maladie. Dès lors, parents, proches, collaborateurs de partout au Burkina s’attelaient à donner au défunt une inhumation digne de l’Homme.

L’arrivée de la dépouille mortuaire à Dori le 11/09/2015 a été marquée par un épisode de parenté à plaisanterie. Sous la contrainte de la communauté GOURMANTCHE, le cortège funèbre a dû s’arrêter à l’entrée de la ville de Dori. La communauté Gourmantché a exigé aux fils et filles du défunt qui sont de la communauté YADEGA, le payement d’une somme forfaitaire pour avoir la permission de rentrer dans la ville. Ces moments ont été des moments de témoigner encore une fois de plus de l’enracinement de la parenté à plaisanterie dans nos contrées, contribuant ainsi à un enracinement de la fraternité interculturelle pour la paix.

L’Aurevoir des communautés musulmane et catholique de Dori

Après l’épisode avec les parents à plaisanterie des YADEGA, le second acte fut l’arrêt du cortège funèbre à la grande mosquée de Dori. Le grand imam de Dori, El Hadj Mahamoudou Yaya CISSE, a prodigué des bénédictions et fait des prières pour le repos de l’âme du défunt. En rappel, le défunt était le dernier survivant de la première équipe de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori.

Après les prières de la communauté musulmane, le cortège a accueilli à la cathédrale de Dori pour une autre séance de prière avant le transfert du corps au domicile du défunt. L’accueil à la cathédrale a été en présence de l’Evêque de Dori, Mgr Laurent DABIRE.

La messe d’inhumation et l’absoute

Le samedi 12/06/2015 étant consacré à la messe et à l’inhumation du corps, l’église de Dori a refusé du monde et on a noté encore une fois la présence de la communauté musulmane avec à sa tête le Grand Iman venu compatir à la douleur commune.

La messe a été dite par le curé de la cathédrale, l’abbé Jérémy KAMBOUELE et l’absoute a été faite par l’abbé Jules NIKIEMA, premier prêtre du diocèse, un de ses fils adoptif.

Qui était Papa Emile BOUGMA ?

Papa Emile était né le 12 novembre 1936 à Bam de Julien BOUGMA et de Joséphine SAWADOGO. Il a suivi les cours primaires jusqu’en classe de CM2. Après avoir suspendu ses études scolaires, il s’était investi dans le tissage, la pêche et les travaux agricoles puis s’était rendu en Côte D’Ivoire où il avait travaillé comme contremaître. Il avait consentit son 1er mariage le 1er juin 1961avec OUEDRAOGO Anastasie, avec qui ils eurent 10 enfants dont 4 garçons. Avec le décès de cette dernière épouse le 16 décembre 1982, il contractait un second mariage le 24 décembre 1985 avec OUEDRAOGO Laurentine avec qui ils eurent 06 enfants dont 5 filles.

De 1965- 1967, papa Emile a travaillé à Kaya comme pompiste à la station Total. De là, il fut envoyé à Dori pour gérer une station d’essence. De 1967 à 2011, il était gérant de station d’essence ici à Dori. Le 06 mars 2011, il fut contraint d’arrêter ses activités et son état de santé ne cessa de se dégrader.

Il était le dernier survivant des membres fondateurs de l’UFC-Dori et y siégeait au conseil d’Administration comme Administrateur de droit.

Le 10 septembre 2015, aux environs de 23h30, il quittait ce monde à l’âge de 78 ans 10 mois. Il laisse après lui une veuve, 16 enfants, 36 petits fils et 03 arrières petits fils.

Appolinaire COULIBALY porté à la tête de Jeunesse Lucien BIDAUD

Le 23 mars 2015 se sont réunis dans la salle de réunion de l’UFC les membres désignés par les communautés pour la composition du bureau de la Jeunesse Lucien BIDAUD. Cette rencontre avait pour objet, l’élection du bureau de ladite association. En effet, les huit membres présents ont porté à leur tête Issa Appolinaire COULIBALY de la communauté catholique. La présidence de la JLB étant tournante entre la communauté catholique et celle musulmane, pour ce mandat, laquelle présidence ayant été gérée précédemment par la communauté musulmane, la présidence revenait de fait à la communauté catholique. Ce nouveau bureau, comme le précédent, est composé de neuf (09) membres dont quatre (04) catholiques, quatre (04) musulmans et un (01) protestant.
Faut-il le rappeler, cette élection fait suite à l’assemblée générale de la JLB du 09 mars dernier au cours de laquelle il avait été demandé à chaque communauté membre de faire des propositions de personnes pour constituer le bureau. Conscient de l’importance de la tâche qui leur revient, Appolinaire Coulibay a, à l’issu des élections, invité l’ensemble du bureau à travailler ensemble afin d’insuffler un nouveau souffle à la JLB de Dori. Ainsi pour aller vite, un premier rendez-vous a été fixé afin d’établir un programme d’activités pour être ensuite soumis à l’assemblée générale.
Bon vent au nouveau bureau et que le Tout Puissant l’accompagne dans sa mission.

RESPONSABILITE NOM ET PRENOM (S) COMMUNAUTE

PRESIDENT

COULIBALY Issa Appolinaire Catholique

VICE-PRESIDENT

DICKO Boubacar Musulmane
SECRETAIRE GENERAL BAZIE Jules Catholique
SECRETAIRE GENERALE ADJOINTE

DIALLO Alimatou

Musulmane

RESPONSABLE A L’ORGANISATION VALEAN Géneviève Catholique
RESPONSABLE A L’ORGANISATION ADJOINT

KANAZOE Arouna Théophile

Protestante

RESPONSABLE A L’INFORMATION CISSE Hama Musulmane
RESPONSABLE A L’INFORMATION ADJOINT

DABONE Abdou

Musulmane

TRESORERIE

KOLOGO Claudine Catholique

Emile BOUGMA s'est éteint

L'Union Fraternelle des Croyants de Dori a la profonde douleur d'annoncer le décès d'Emile BOUGMA survenu dans la nuit du 10 septembre 2015 à Ouagadougou. La levée de corps a lieu à morgue de l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO ce jour 11 septembre, suivi d'un halte dans la famille du defunt à Ouagadougou avant de continuer à Dori où il sera inhumé le 12 septembre à 9 heures.
Précédemment administrateur de droit au Conseil d'administration de l'UFC-Dori, Emile BOUGMA était le dernier survivant des pères fondateurs de l'Union.

Union de prière!

Assemblée générale de la jeunesse Lucien BIDAUD

Le lundi 9 mars 2015, la Jeunesse Lucien BIDAUD (JLB) de Dori a organisé une assemblée générale ordinaire dans la salle Dudal Jam. Cette AG a été convoquée par les membres du bureau sortant dont le mandat s’expirait en fin 2014. Etaient à l’ordre du jour de cette AG, la présentation du bilan des activités du bureau sortant et le renouvellement du bureau.
Au cours de cette assemblée, le bilan des activités n’a pu être présenté en raison de l’absence des premiers responsables du bureau. Cependant, l’assemblée a jeté les bases du renouvellement du bureau. En effet, les conditions et les quotas par communautés religieuses ont été présentés par les membres du bureau sortant. Il est ressorti que pour le nouveau mandat, la présidence revenait à la communauté catholique. Il faut rappeler que la présidence du bureau de la JLB est tournante entre les communautés catholique et musulmane.
Ainsi, à la suite des échanges, il a été demandé à chaque communauté de fournir au plus tard le 19 mars la liste de ses candidats pour la formation du bureau.

Pour la paix, les jeunes et les femmes du Sahel s’engagent

« Si vous manifestez contre la guerre, ne m’appelez pas, mais si vous marchez pour la paix je serai là » Ainsi parlait la Mère Thérésa à propos des marches contre les guerres. En effet, à Dori, pour exprimer leur attachement à la paix, ils étaient plus d’une centaines de femmes et de jeunes de la région du Sahel à marcher de feu tricolore de la SONABEL (Société nationale burkinabè d’Electricité) à la mairiele 1er juin 2015 pour magnifier la paix.
Ces jeunes et femmes issues d’associations de promotion de la culture de la tolérance religieuse (Jeunesse Lucien BIDAUD (Lucien BIDAUD, Père fondateur de l’UFC-Dori), de la Cellule féminine Lucien BIDAUD, des Volontaires nationaux ont entonné des chants et scandé des slogans en faveur en présence de leaders religieux de Dori.  « Disons non à l’instrumentalisation du nom de Dieu dans les violences, car dieu est paix », « Jeunes et femmes, tous croyants, unis dans la fraternité pour la paix » pouvait-on lire sur les banderoles. Tout ceci pour condamner les actes terroristes dont les auteurs invoquent souvent le nom de Dieu et réaffirmer que les différences, qu’elles soient religieuses, ethniques ou idéologiques ne doivent constituer un prétexte pour mettre à mal la quiétude sociale. Ainsi pour joindre l’utile à l’agréable et donner de la voix, une déclaration a été conjointement signée par les représentants des jeunes et des femmes chrétiens et musulmans pour réitérer leur attachement à la diversité culturelle comme valeur commune à l’Humanité à promouvoir, condamner les actes de nature à saboter la dignité humaine et son engagement à la promotion d’une culture de la paix au Burkina Faso. Cette déclaration a été remise aux autorités de région du Sahel qui n’ont manqué de féliciter l’initiative de la marche et promis de faire parvenir la déclaration à qui de droit.
A la suite de la remise de la déclaration aux autorités, un ciné débat a eu lieu à place de la mairie de Dori sur la thématique du dialogue interreligieux. Ce film de l’Abbé Bernard YAMEOGO intitulé « La crèche de Hamed » évoque la question de la tolérance religieuse à travers la vie de Hamed, cet adolescent musulman, qui va tout mettre en œuvre pour arriver à construire une crèche dans la cour de son père, un fervent musulman.
Il faut le rappeler, la marche et le ciné débat s’inscrivent dans le cadre du « Projet de promotion d’une culture de la paix dans les communautés locales de la région du Sahel » porté par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. La marche pour la paix et le ciné débat du 1er juin ont été des moments pour aider à déconstruire les préjugés liés aux religions et à faire face aux menaces terrorismes existantes aux portes du Burkina.

Dori, la fête de la résurrection avec les musulmans

Comme il est de coutume à Dori, une délégation de la communauté musulmane, conduite par le grand Imam de Dori est venue se joindre aux catholiques pour célébrer la résurrection du Christ.
L’évêque du diocèse, Mgr Laurent BIRFUORE DABIRE n’a donc pas manqué de manifester sa joie et sa reconnaissance au grand Imam pour sa démarche et de fraternité. Il a relevé que ce geste passe pour inconcevable et inimaginable sous d’autres cieux surtout en ce moments.
En rappel, cet acte fait suite aux précédentes visites mutuelles ou autres participations aux évènements importants que vivent les deux communautés sœurs.
Mgr DABIRE a loué et encouragé ce trésor pour Dori que l’on peut considérer comme un laboratoire du dialogue interreligieux, de la tolérance et d’un « être-ensemble » harmonieux et fraternel.

Issa Appolinaire COULIBALY
Enseignant au Collège Suudu Andal de Dori
Président de la Jeunesse pour Lucien BIDAUD de Dori

Les communautés locales armées pour faire face aux menaces contre la cohésion sociale

Renforcer les capacités des membres des organisations paysannes encadrées par l’UFC en matière de prévention et de gestion des conflits. Tel a été l’objectif global de l’atelier de formation organisé à Dori le 21 mai dernier par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori.


Cette formation à l’endroit des communautés à locales entre dans le cadre du projet dénommé « Projet de promotion d’une culture de la paix dans les communautés locales de la région du Sahel » mis en œuvre par l’UFC-Dori avec comme partenaire financier la Commission nationale pour l’UNESCO. Au cours de cette formation, les soixante dix (70) participants, tous membres des treize organisations paysannes encadrées par l’UFC dans les provinces du Séno et du Yagha se sont familiarisés avec les concepts, les mécanismes et les stratégies de prévention et de gestion des conflits. Le conflit étant inhérent à la nature humaine et ses sources diversifiées, cette formation a été la bienvenue pour ces membres d’organisations paysannes qui sont parfois confrontés à des conflits liés à la gestion de l’eau des boulis (retenues d’eau artificielles) et qui n’ont manqué d’exprimer la pertinence de la thématique lors de l’évaluation à laquelle ils ont été soumis.


Il faut rappeler que le « Projet de promotion d’une culture de la paix dans les communautés locales de la région du Sahel » est initié par l’UFC-Dori dans le cadre du projet UNCCT-UNESCO qui est un projet conjointement élaboré par le Bureau UNESCO de Dakar et l’Equipe spéciale du Centre des Nations Unies de lutte contre le terrorisme (UNCCT) dont l’objectif est de promouvoir la culture de paix, la gestion des conflits, la citoyenneté, la démocratie et la bonne gouvernance au Burkina Faso en s’appuyant sur le Manuel de référence la CEDEAO sur l’éducation à la culture de la paix, aux droits humains, à la citoyenneté, à la démocratie et à l’intégration régionale.


 Proches de pays où des cas d’extrémismes violents ont été enregistrés, les bénéficiaires de cette formation ont été invités à être des relais de sensibilisation de leurs communautés respectives afin de faire aux infiltrations djihadistes et à privilégier la méthode pacifique pour la gestion des conflits.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication et de Plaidoyer / UFC-Dori