Insécurité dans le sahel : l’UFC-Dori renforce les capacités des journalistes dans le traitement de l’information relative à l’extremisme violent

Dori, Chef-lieu de la region du Sahel a abrité le jeudi 02 août un atelier de formation des journalistes de la region du Sahel. Organisé par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), cet atelier a connu la particiption d’une trentaine de journalistes venus des différentes localités du Sahel pour échanger sur le traitement de l’information en situation d’insécurité et l’utilisation des réseaux sociaux. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Renée NANA, Conseiller technique du Gouverneur de la region du Sahel.

Ce jeudi 02 août, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, en partenariat avec l’amabssade des Etats-unis au Burkina a organisé un atelier de formation des journalistes de la region du Sahel. Tenue au Centre pour la paix DUDAL JAM de Dori, elle a réuni les professionnels des medias autour de la thématique « Rôle des journalistes de la région du Sahel dans la prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent ». L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des journalistes de la région dans le traitement de l’information relative à la radicalisation et l’extrémisme violent afin de contribuer au renforcement de la résilience de l’opinion face à ces phénomènes.

Les échanges ont permis dans un premier temps, aux hommes et femmes de médias de nourrir une réflexion journalistique sur les règles d’éthique et de déontologie qui doivent guider le professionnel dans la collecte et le traitement de l’information relative au terrorisme. A ce niveau, Lamoussa ROBGO, l’un des formateurs ayant animé le module « Le traitement de l’information dans un contexte de radicalisation et d’extrémisme violent », a rappelé l’influence qu’exerce le journaliste, et la nécessité pour lui de donner des informations justes et vérifiées. Selon lui, l’information est au corps social ce qu’est l’eau pour le corps humain. Les participants ont dans un second temps développé avec le formateur Cheick Tiga SIWADOGO, journaliste à Lefaso.net, un module sur les opportunités et le comportement à adopter vis-à-vis des réseaux sociaux. Les deux formateurs ont adopté des méthodes différentes, mais toutes deux interactives et riches de partages d’expériences.

Le sentiment général qui se dégage des travaux est la richesse de la formation, selon les participants eux-mêmes. Les journalistes ont pu revisiter des terminologies telles que “éthique, déontologie, Djihad” qui créent souvent des équivoques dans leurs rangs. Ils ont aussi réappris à faire plus attention à ne pas tomber dans l’apologie des actes des groupes terroristes qui cherchent les moyens d’amplification de leurs messages.

L’atelier de formation des journalistes de la région du Sahel a pris fin avec une remise d’attestations. Les participants ont formulé le vœu à l’endroit de l’UFC-Dori et à son partenaire, l’Ambassade des Etats-Unis d’Ameriques de poursuivre cette initiative.

Des idées novatrices pour les journalistes du sahel

Au regard des conclusions de l’atelier, les journalistes ont souligné l’importance des réseaux sociaux dans les solutions à promouvoir dans l’optique de la prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent. A cet effet, les hommes et les femmes de medias du Sahel ont proposé de se mettre en réseau pour se partager des informations et bénéficier de conseils mutuels. Ils ont également proposer un prix d’encouragement pour les journalistes dans le domaine de la promotion de la paix. Une Caravane des journalistes du Sahel est une idée qu’il faut aussi soutenir, d’après eux.

Les religieux aux cotés des journalistes

L’atelier de formation des journalistes du Sahel a vu la présence des responsables religieux de Dori. Chrétiens et musulmans ont tenu à marquer de leur présence la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Ainsi au cours de la cérémonie d’ouverture, le Grand imam de Dori et le Vicaire Général du diocèse de Dori ont souligné la nécessité d’associer tous les acteurs à la lutte contre la radicalisation.

OUEDROAGO Hamidou
Stagiaire Communication à l’UFC-Dori