Bouli maraicher de Djomga : La production hivernale au secours de la période de soudure

Ce samedi 6 octobre, une mission de supervision de l’UFC-Dori a visité le site maraicher de Djomga. Les objectifs de la sortie étaient de faire un état des lieux de la production hivernale, images a l’appui. Occasion également de s’entretenir avec les producteurs sur les conditions de travail autour du bouli. L’equipe composée de 5 personnes a été conduite par M. Privat BAYALA, Chargé de communication de l’UFC-Dori.


La saison des pluies ne rime pas avec production maraichère,  a-t-on l’habitude d’entendre. La saison des pluies rime avec chomage chez le maraichercultuteur, a-ton l’habitude d’entendre. Les producteurs du bouli maraicher de Djomga ne le diront pas. Organisés en groupements, les producteurs ont en effet poursuivi leurs activités malgré les pluies qui freinent la maraicherculture dans d’autres d'endroits. Ils reconnaissent devoir cette prouesse aux techniques et aux semences que l’UFC met en leur disposition. Parmi les spéculations produites, on compte surtout l’aubergine, le gombo, le poivron vert, des feuilles. Le choix de ces légumes est, selon les mots de …. Du à leurs caractéristiques. Ce sont des plantes à tige, elles résistent donc mieux à l’eau. En plus, leur maturation qui est plus rapide s’étale sur un temps assez long. Ce qui est rentable pour les cultivateurs et surtout moins contraignants sur le plan de la charge de travail. Aussi, des pépinières de salades sont en terre, et les planches fin prêtes. Le repiquage prévu pour bientôt sert à alimenter les marchés locaux en laitue, nous a confirmé un des producteurs. L’équipe de l’UFC a pu constater, à son grand émerveillement le travail que ce groupement a réalisé. Selon Mireille Bationo, de l’UFC-Dori, « c’est ma première fois de voir cela. Réussir toutes ces cultures dans cette partie aride du pays ! » Lors des échanges avec les visiteurs du jour, les producteurs du bouli maraicher de Djomga ont cependant noté leur inquiétude quant à l’ensablement progressif de leur marre.


Des revenus moyens, mais salutaires !
A la question du chef de mission, M. Bayala sur les revenus générés par la production hivernale, les producteurs du bouli maraicher de Djomga reconnaissent avoir gagné de quoi faire face à la période de soudure. Certains ont pu s’acheter des vivres, du bétail et honorer les charges familiales. Toutefois, ils reconnaissent que d’autres n’ont pas réussi. « il y a des producteurs qui ont eu 50000, d’autres 40000 ou même 20000 F CFA ». Les producteurs affirment toutefois que la production peut être améliorée et les revenus rehaussés. Rendez-vous a donc été pris pour la fin d’année lorsque le site sera un oasis au cœur du Sahel.


    Hamidou OUEDRAOGO, Stagiaire en communication