Prévention de l’insécurité au Sahel : L’UFC-Dori renforce les capacités des Comités Locaux de Paix

Ce jeudi 15 novembre 2018, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé un atelier de formation à l’endroit des Comités Locaux de Paix (CLP). Réunis au Centre pour la paix « DUDAL JAM », ce sont 34 CLP qui ont reçu un renforcement de leurs capacités en matière de participation citoyenne à la sécurité. La Gendarmerie et Police nationale ont assuré la séance de travail.


Une centaine de personnes se sont réuni ce jeudi 15 novembre au Centre pour la Paix « Dudal Jam » à Dori. Pour la plupart des membres des Comités locaux de paix (CLP) implantés dans 34 villages à travers les provinces du Seno et du Yagha, des autorités administratives, coutumières et religieuses de la région du Sahel ainsi que des forces de défense et de sécurité ont pris part à cette rencontre. Placé sous le thème « Place et rôle des comités locaux de paix (CLP) dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent et dans la promotion du vivre-ensemble dans la région du Sahel », cet atelier a été un cadre de clarification des attributions et les champs d’action des CLP au sein de leurs communautés et renforcer leurs capacités en matière de contribution à la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. Comme l’a défendu le Coordonnateur de l’UFC-Dori, M. François Paul RAMDE, les CLP n’ont pas vocation à remplacer le système judiciaire. C’est plutôt une solution à l’échelle village pour prévenir et résoudre les conflits par les mécanismes traditionnels afin d’éviter de fragiliser le vivre-ensemble, selon lui.


Quand les FDS forment les civils aux règles de la sécurité préventive
L’atelier de Dori s’est voulu un cadre formateur pour les membres des différents CLP. Les spécialistes de la sécurité ont voulu partager leurs expériences avec les civils et les outiller à mieux participer à la prévention de l’insécurité, sans se compromettre. Pour ce faire, le représentant de la Brigade de Gendarmerie a animé le module sur : « L’utilisation des numéros verts de sécurité et protection des sources pour améliorer la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent ». Après avoir fait l’état des lieux de l’insécurité au Burkina Faso, le formateur a souhaité une pleine contribution des populations locales aux côtés des FDS, sans laquelle, il serait difficile de venir à bout de l’insécurité. C’est pourquoi il a donné des conseils pratiques liés à l’usage des numéros verts de sécurité (16 ; 17 ; 1010) et bien d’autres devant contribuer la prévention et la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes. Ainsi, la règle d’or quand on s’engage dans pour la sécurité préventive, c’est LA DISCRETION, a-t-il conclu. Pour sa part, le représentant du Gouverneur de la région a invité les participants, en l’occurrence les membres des CLP à contribuer à la préservation de la paix sociale dans leurs milieux de vie respectifs.
    

OUEDRAOGO Hamidou, Stagiaire en communication