Perspectives

Combattre l’ignorance de la tolérance de l’autre 
L’ignorance est la principale source de la peur mutuelle. Pour casser les barrières de la méfiance, des sessions de formations sont à organiser. C’est le prix d’une meilleure connaissance mutuelle. Combattre l’ignorance au Sahel où chrétiens et musulmans pourront se tourner les uns vers les autres sans peur. La formation est un devoir pour le chrétien et le musulman et contribue à une meilleure connaissance mutuelle.

 

Combattre l’ignorance, pour le Sahel, chrétiens et musulmans, c’est aussi s’engager ensemble à relever le défi de l’analphabétisme (13% des enfants vont à l’école au Sahel, selon les données de 2008). C’est l’un des taux les plus bas du pays et cela est intolérable.

La tolérance et au-delà, l’amour 
Il s’agit de continuer inlassablement le dialogue de la vie et des œuvres :

  • Rencontres de voisinage, d’amitié,
  • Rencontres de collaboration à des œuvres communes de développement, d’actions citoyennes dans le cadre des associations de la société civile, projets d’éducation, actions pour la justice. En effet, la question n’est pas de savoir si nous devons ou non vivre et travailler avec nos frères d’autres religions. La seule question est de savoir comment. Il nous faut travailler ensemble, chrétiens et musulmans, pour une société plus juste ; une société de paix et d’amour.

- Le respect de la différence de l’autre 
Il s’agit d’accepter l’autre tel qu’il est et respecter la religion et les croyances de l’autre. La différence doit être non source de tension permanente, mais source d’enrichissement mutuel. 
« A chacun de vous a été tracé un itinéraire qui lui est propre. Si Dieu avait voulu il aurait fait une seule communauté » Prophète Mahomet

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Culture de la tolérance et de l’amitié

Dieu Unique, adoré 
Ce que nous avons en commun est bien plus que ce qui nous divise. D’un côté comme de l’autre, il y a des gens de bonne volonté qui sont prêts à voir du positif dans l’autre. Et voici une parole d’un musulman, citant son maître Tierno Bokar : « il faut fermer les yeux sur les travers des hommes et ne prendre d’eux que ce qui est bon. Ce qui est bon nous est commun ; quant aux travers, nous avons tous les nôtres et moi aussi, j’ai les miens »

Organisation de cadres d’échange entre les leaders religieux 
L’ignorance de l’autre est source de méfiance, donc de conflits. C’est pourquoi la multiplication optimale de cadres de concertation et d’échange est vraiment indispensables pour créer plus de brassages humains et partant plus de connaissances réciproques et donc plus de tolérance.