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"Prévention de la radicalisation et l'extrémisme violent au Burkina Faso : le rôle des jeunes". C’est autour de ce thème que s’est tenu le 21 mars dernier à Ouagadougou un atelier national de sensibilisation et de mobilisation des jeunes pour la prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent. Organisé par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) grâce à l’appui de l’Association Puits de Jacob (Italie) soutenu par la Province Autonome de Bolzano, cet atelier a mobilisé une soixantaine de jeunes chrétiens et musulmans du Burkina afin d’avoir une bonne compréhension de ces phénomènes pour mieux y faire face.


« Radicalisation et extrémisme violent : comprendre les notions de base », et « Le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent ». Ce sont ces deux communications qui ont été animées par l’Inspecteur-Divisionnaire Mahamadou MINOUNGOU de l'Antenne nationale de la prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent au cours de cet atelier national tenu à Ouagadougou. L’objectif de cet atelier, comme l’a rappelé le Coordonnateur de l’UFC-Dori, François Paul RAMDE, a été de renforcer la résilience des jeunes face à la radicalisation et à l’extrémisme violent et à les mobiliser autour de leur rôle dans l’amélioration du vivre-ensemble et dans la prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent. Ainsi, dans ses communications, l’Inspecteur MINOUNGOU, après avoir défini la radicalisation et l’extrémisme violent, a rappelé l’historique de ces phénomènes qui ne sont pas nouveaux, comme l’on pourrait le croire.


L’extrémisme violent tel qu’il se manifeste aujourd’hui a un visage juvénile. En effet, ce sont les jeunes qui sont instrumentalisés pour la plupart du temps pour perpétrer les actes terroristes. En dépit des multiples facteurs de déviance (manque d’emploi et désœuvrement, manque de perspective, pauvreté, injustice et iniquité, etc.) pouvant conduire les jeunes à l’extrémisme violent, le communicateur a fourni aux participants des rudiments de prévention de ces phénomènes. Ainsi, il les a invités à collaborer avec les autorités administratives et les Forces de Défense et de Sécurité, maintenir la cohésion sociale avec les parents et patriarches, se mettre du côté de l’Etat et ne pas céder aux discours de haine et de division, promouvoir au sein des organisations de jeunesse la tolérance et le civisme.   

Quantin Privat BAYALA
Chargé de communication