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Ce jeudi 12 mars 2020, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé au centre pour la paix « Dudal Jam » un atelier de mobilisation des leaders religieux et communautaires dans la promotion de la cohésion sociale. Cet atelier animé par Mgr Laurent DABIRE, Évêque du diocèse de Dori et Mamoudou CISSE, Grand imam de Dori a réuni une quatre-vingtaine de leaders religieux et communautaires de la région du Sahel, région fortement en proie à l’extrémisme violent. Financé par le Gouvernement américain, l’atelier de Dori a été un grand moment de prise de conscience de la nécessité pour les  leaders religieux et communautaires de fédérer leurs efforts pour améliorer la cohésion sociale dans cette partie du Burkina.


« Quelle contribution des religieux dans la prévention de la radicalisation et la lutte contre l’extrémisme violent et la restauration de la cohésion sociale et du vivre ensemble au Sahel ?». C’est cette question qui a été au menu des échanges de la rencontre des leaders religieux et communautaires du Sahel tenue le 12 mars à Dori. L’objectif de cet atelier était de mobiliser les leaders religieux et communautaires dans la promotion de la cohésion sociale et la prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent. Ainsi, pour faciliter leurs échanges en vue d’accorder leurs violons sur la stratégie d’une implication accrue de leur part, Mgr Laurent DABIRE, Evêque de Dori et Répondant juridique de l’UFC-Dori et Mamoudou CISSE, Grand imam de Dori et conseiller moral de l’UFC ont rappelé le rôle que peut jouer le leader religieux dans le contexte actuel. En effet, « La religion est convoquée à la barre pour s’expliquer » a fait remarquer Mgr Laurent DABIRE faisant référence au contexte vécu actuellement par le Burkina et bien d’autres pays où les religions sont utilisées parfois par des gens pour faire le mal. Et le rôle que peut jouer le leader religieux, c’est d’éduquer, intercéder et faire des œuvres de charité, a souligné l’évêque de Dori. « L’enseignement religieux conduit l’homme à la bonne vie[…] Notre rôle se situe à ce niveau d’éducation et de formation des consciences pour que l’homme soit plus humain et n’en vienne jamais à être une bête » a-t-il soutenu. Et au Grand imam d’ajouter que le leader religieux ne doit pas rester silencieux face à la douleur à une partie du corps social et surtout la situation que traverse le pays. C’est à ce titre que les deux communicateurs ont invité les participants à plus d’engagement à éduquer leurs communautés aux valeurs du vivre-ensemble harmonieux dans le plus grand respect des diversités.


L’atelier de Dori a également été une rencontre qui ouvre de nouvelles perspectives sur la nécessité pour les leaders religieux et communautaires de la région du Sahel de créer un cadre d’échanges permanent pour parler d’une seule voix.