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Les 8 et 9 juin 2020, l’UFC-Dori, en partenariat avec le National Democratic Institute (NDI) a organisé à Dori une session d'échange entre les leaders religieux et communautaires de la région du Sahel sur la tolérance religieuse et la culture de la paix. Les échanges ont essentiellement porté sur les thèmes suivants « La tolérance religieuse, une exigence de foi » et « Rôles et responsabilités des leaders religieux dans la culture de la paix et de la cohésion sociale et l’éducation des jeunes, défis et enjeux ». Une déclaration commune a été faite par les participants à cette session appelant à la mobilisation de tous les Burkinabè pour la reconstruction du vivre-ensemble.

Durant les deux jours, les leaders religieux et communautaires ont jugé nécessaire de conjuguer leurs efforts pour jouer pleinement leur rôle dans la consolidation du vivre ensemble. En effet, la région du Sahel du Burkina Faso est l’une des régions les plus touchées par l’insécurité. Cette situation a également fragilisé la confiance sociale entre des communautés, qui autrefois, vivaient en symbiose. Au regard de cette situation qui perdure et met un coup d’arrêt à la mobilité et aux activités socioéconomiques, les leaders présents à cette rencontre, ont, dans une déclaration commune, lancé un appel à une mobilisation accrue de tous pour le retour de la paix et la sécurité au Sahel et au Burkina.

Pour le compte des leaders religieux présents à la session, ont signé la déclaration Pasteur Ali Barry, Président provinciale de la Fédération des Églises et Missions Évangéliques du Soum, l'Abbé Jean-Pierre Sawadogo, Curé de la paroisse de Dori et Alou Cissé, représentant du Grand Imam de Dori et au nom des leaders communautaires ont signé Boureima Ly, Emir du Yagha et Alhanour Ezab, Chef de canton de Gorom-Gorom.