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Ce jeudi 2 juillet 2020, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé un atelier national de formation et de mobilisation des leaders des associations de jeunes sur les valeurs endogènes de la tolérance et du vivre-ensemble. Cet atelier a réuni à Ouagadougou une quarantaine de jeunes dans le but de renforcer la participation de cette frange importante de la population dans les processus de construction et de consolidation de la paix. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Jeunes Alertes et Mobilisés pour la paix au Burkina – JAM » soutenu par l’association italienne Puits de Jacob.


Les jeunes de mouvements et associations confessionnelles et interconfessionnelles du Burkina ont été initiés aux valeurs traditionnelles communes et partagées au Burkina Faso. Cette immersion au cœur des valeurs de vivre-ensemble a été assurée par Hadjaratou ZONGO, Directrice générale de la promotion civique. Pour François Paul RAMDE, Coordonnateur de l’UFC-Dori, l’UFC-Dori veut à travers cet atelier donner les outils nécessaires aux jeunes afin qu’ils puissent les intégrer dans leurs vécus quotidiens et ainsi être des artisans de paix dans leurs milieux de vie respectifs.


Longtemps considéré comme un havre de paix, le Burkina Faso traverse depuis les cinq dernières années une situation de troubles sociales marquée par les violences intercommunautaires, compromettant ainsi à son vivre-ensemble. En effet, depuis l’avènement du terrorisme, les rapports sociaux entre les communautés, qui autrefois vivaient en harmonie, ont pris un sérieux coup du fait de la suspicion et de la méfiance des uns contre les autres. Tout cela remet de fait en cause les valeurs qui ont toujours été le socle du vivre-ensemble entre populations. Au regard de la situation qui prévaut, l’on pourrait se demander où sont passées ces valeurs ou s’il existait des valeurs communes partagées par les Burkinabè en dépit de la multiplicité d’ethnies, et donc de cultures.


Sur la base d’une étude menée par le Ministère en charge des droits humains, il ressort, selon l’exposé fait par la Directrice générale de la promotion civique, les Burkinabè, nonobstant la soixantaine de cultures, partagent des valeurs communes. Au nombre de ces valeurs, le culte de la famille, la probité, l’intégrité, la tolérance, l’esprit de sacrifice, la crainte de Dieu, l’hospitalité, la solidarité et l’humanisme, l’amour du travail, la parenté et l’alliance à plaisanterie, le respect dû aux aînés et personnes âgées, etc. Même si ces valeurs sont aujourd’hui mises à rude épreuve du fait de plusieurs facteurs sur lesquelles il convient de travailler, il n’en demeure pas moins, selon Hadjaratou ZONGO, que le Burkina dispose encore de ressources endogènes qui doivent être préservées. Et il appartient aux jeunes de prendre conscience, de s’approprier les valeurs endogènes existantes et de les valoriser afin que le pays retrouve sa paix d’antan, a exhorté la Directrice générale de la promotion civique, représentant la Ministre des droits humains et de la promotion civique.

Quantin Privat BAYALA