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Le consortium Solidar Suisse et UFC-Dori, dans le cadre du projet « Dialogue Inclusif pour un « mieux vivre ensemble »pour la paix et la sécurité dans la Région du Sahel » a organisé ce jeudi 19 novembre 2020 une causerie éducative à l’endroit de la jeunesse de Dori. Animée par Mgr Laurent Dabiré, évêque du diocèse de Dori, Mamoudou Cissé, grand iman de Dori et Pasteur Moumouni Kanazoé, Président de la fédération des églises et missions évangéliques (FEME) du Séno, cette causerie a porté sur le thème : « Cultiver la tolérance pour renforcer l’harmonie communautaire et la paix ».

A l’occasion de la semaine régionale de la tolérance tenue du 16 au 22 novembre 2020, le consortium Solidar Suisse et UFC-Dori a organisé une causerie éducative pour cultiver chez les jeunes de la ville de Dori la tolérance afin qu’ils soient des acteurs de cohésion sociale. Ainsi, Mgr Laurent DABIRE, Mamoudou CISSE, Grand Imam de Dori et Pasteur Moumouni KANAZOE, Président de la FEME du Séno ont échangé avec cette frange de la population. Unanimes que la tolérance est une vertu indispensable à la coexistence pacifique entre les personnes et les communautés, les trois leaders religieux ont invité les jeunes à toujours cultiver et vivre et faire vivre la tolérance dans leurs actes. Loin d’être une posture de résignation ou de complicité de mal, la tolérance, comme l’a martelé Mgr Laurent DABIRE, elle est un plus qui est fait pour donner une chance à quelqu’un en faute, souligne Abbé Stanislas BALO, ancien membre du conseil d’administration de l’UFC-Dori. « La tolérance n’est pas à mettre en relation directe avec des normes établies ou une morale déjà connue. Ce n’est pas une affaire de la religion d’abord. Ne pas tuer, ne pas calomnier, […], c’est la morale des hommes. Et la religion vient rapporter cela à Dieu. […] La tolérance ne se situe pas non plus par rapport aux lois objectives (lois républicaines), il ne s’agit pas de la violation des lois. Même par rapport aux lois, il y a ce qu’on appelle la circonstance atténuante […]. Ce que la tolérance regarde, c’est la diversité ; car la diversité n’est pas une faute. […] La tolérance, c’est l’acceptation des différences » renchérit l’Évêque de Dori. Quant au Grand Imam, il a invité les jeunes à vivre leur foi dans le respect des autres comme le recommande le Coran.

Cette activité fait partie de la série d’activités (émissions radiophoniques, prêches, prières...) organisées dans le cadre de la Semaine Régionale de la Tolérance. Une initiative du Consortium Solidar Suisse et UFC-Dori qui s’est tenue du 16 au 22 novembre, cela dans l’esprit de la commémoration de la journée internationale de la tolérance fixée chaque 16 novembre par l’UNESCO. Dans un Burkina Faso où la stigmatisation est de plus en plus décriée, Mgr Laurent DABIRE a conseillé les jeunes en ces termes : « Une des meilleures façons de vivre la tolérance, c’est d’éviter la généralisation, la stigmatisation ».

Hama CISSE, Stagiaire en Communication à UFC-Dori