Le 28 février 2026 à Dori, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a tenu sa 28ᵉ Assemblée générale ordinaire. Un rendez-vous annuel consacré à l’évaluation des actions menées et à la définition des orientations futures, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et climatiques persistants.
« Les Journées du Maraicher du Sahel, une contribution locale pour une souveraineté alimentaire et une résilience des communautés du Liptako face aux défis climatiques et sécuritaires ». C’est autour de cette thématique que s’est tenue la 28ème Assemblée générale annuelle de l’UFC-Dori. Cette session a réuni les délégués des membres statutaires, communautés catholique et musulmane de Dori, ainsi que des représentants des structures techniques partenaires.
Au cours de la plénière, le Coordonnateur, François Paul RAMDE, a présenté le rapport annuel d’exécution des projets et programmes de l’année 2025. Malgré un environnement sécuritaire ayant freiné la mise en œuvre de certaines activités, UFC-Dori a enregistré des résultats jugés appréciables par les participants. Les interventions menées en faveur du relèvement socioéconomique et de la consolidation de la cohésion sociale ont particulièrement été saluées.
Présidant la cérémonie de clôture, le Gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim ZONGO, a félicité l’organisation pour son engagement constant aux côtés des communautés, soulignant sa contribution à la résilience locale.
L’Assemblée générale a également examiné l’intégration des nouvelles dispositions de la loi de 2025 portant liberté d’association dans les textes fondamentaux de l’organisation (statuts et règlement intérieur), réaffirmant ainsi la volonté de UFC-Dori d’inscrire son action dans un cadre institutionnel conforme et transparent.
Cette 28ᵉ Assemblée générale s’est tenue dans un contexte symbolique particulier, marqué par la coïncidence des calendriers spirituels : l’entrée en Carême pour les chrétiens et le début du Ramadan pour les musulmans les 18 et 19 février derniers. À cette occasion, les Conseillers moraux de l’Union (le Grand Imam de Dori et le Répondant juridique) ont prié pour l’unité des croyants et pour un temps fécond de conversion intérieure.
Monseigneur Laurent Dabiré, Archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso et Répondant juridique de UFC-Dori, a salué « la fille du Sahel » qu’est l’organisation. Évoquant le contexte difficile que traverse le Liptako, il s’est réjoui que « UFC-Dori soit restée debout, malgré tout ». Dans une adresse empreinte de conviction, l’ancien évêque de Dori a rappelé que l’esprit de l’UFC repose avant tout sur une disposition intérieure. « Lorsque j’étais encore en exercice ici à Dori, beaucoup de gens me demandais un peu partout au Burkina de venir les aider à installer UFC chez eux. Et je donnais invariablement cette réponse : l’UFC commence dans les cœurs, l’UFC s’installe là où les gens écoutent et l’imam et l’évêque, non pas l’un sans l’autre, mais l’un et l’autre. Si vous êtes prêts à cela, alors l’UFC est déjà née. »
Un message fort, en cohérence avec la mission fondatrice de l’organisation : promouvoir le dialogue interreligieux, la cohésion sociale et le développement solidaire.






