Le vendredi 20 mars 2026, à l’occasion de la fête du Ramadan, la ville de Dori a de nouveau été le théâtre d’un geste fort de cohésion sociale. Des fidèles catholiques et musulmans se sont réunis autour de la prière de l’Aïd el-Fitr, illustrant concrètement le vivre-ensemble promu par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori).
Après trente jours de jeûne, de privation, de prières intenses, d’aumône et de partage, les fidèles musulmans de Dori ont célébré, ce vendredi 20 mars 2026, l’Aïd el-Fitr dans une atmosphère mêlant ferveur religieuse et joie collective. Dès les premières heures de la matinée, des centaines de fidèles ont convergé vers le site de prière, vêtus de leurs plus beaux habits. Boubous finement brodés, tenues traditionnelles éclatantes et voiles soigneusement ajustés donnaient à l’événement un caractère à la fois solennel et festif.
À partir de 9 h, le Grand Imam de Dori Elhadj Mamoudou CISSE a dirigé la prière. Après avoir accompli la grande prière de l’Aïd el-Fitr en suivant les fondements et les prescriptions de l’Islam, il a également prié pour le retour de la paix et du vivre-ensemble au Burkina Faso et partout ailleurs. Dans son sermon, il a interpelé les musulmans à la tolérance, au respect mutuel, aux partages et surtout au don de la Zakat (l’aumône de fin de jeûne). « La Zakat est un pilier fondamental de l’Islam, représentant l’aumône légale destinée à aider les plus démunis », a-t-il insisté auprès de toutes les personnes possédant un niveau de richesse, qu’elles aient jeûné ou pas.
Mais au-delà de la célébration religieuse, c’est un autre fait qui a retenu l’attention : la présence, comme chaque année, d’une délégation de fidèles catholiques conduite par Abbé Jean-Pierre SAWADOGO, curé de la paroisse cathédrale Sainte Anne de Dori, Chargé des affaires courantes du Diocèse de Dori. Venus assister à la prière, cette délégation a tenu à témoigner sa proximité et sa fraternité envers la communauté musulmane et surtout à prier pour le retour de la paix.
Prenant la parole à l’issue de la prière, le Grand Imam de Dori a salué cette marque de solidarité, d’amour et de fraternité qui existe entre les confessions religieuses de Dori : « En ces temps de prière commune pour le retour de la paix, la présence de nos frères catholiques comme à l’accoutumée est un message fort. Elle montre que nous restons unis et engagés pour des objectifs communs qui sont la paix, le dialogue, la tolérance, l’amour du prochain et la fraternité. »
« Au terme de ce mois bénis, ce mois sacré du ramadan où les musulmans se sont consacrés dans la prière, le jeûne, l’union et la solidarité, nous sommes là au nom de Monseigneur Théophile NARE, Administrateur apostolique du diocèse de Dori, pour souhaiter bonne fête de Ramadan, mais aussi pour témoigner notre proximité de prière, de communion pour notre région et notre pays pour le retour de la paix, et que notre unité de prière soit plus forte que la peur, soit plus forte que la violence et que la paix revienne dans notre pays » a déclaré le curé de la paroisse sainte Anne de Dori
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dialogue interreligieux promu par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), qui fait du vivre-ensemble un axe central de ses actions dans le Liptako. Dans un contexte régional marqué par la recherche de la paix, ce geste apparaît comme un signal fort en faveur de la cohésion sociale.
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication






