Le samedi 28 février 2026, le centre social de l'Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a servi de cadre à la tenue du Cadre de Concertation des Producteurs (CaCoPro), organisé en marge de la 21e édition des Journées du Maraîcher du Sahel (JMS). Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de « Renforcement de la résilience des communautés locales de la région du Sahel en période d’insécurité », mis en œuvre par UFC-Dori avec l’appui financier de MISEREOR et la Conférence épiscopale allemande (KZE).
Dans le but de favoriser le renforcement de la souveraineté alimentaire et d'accroître la résilience des communautés du Liptako par le biais de la promotion du maraîchage et de la lutte contre les effets du changement climatique, une cinquantaine de producteurs issus des communes de Dori, Bani, Falangountou et Seytenga ont bénéficié d'une formation à la fabrication du charbon écologique et d'une sensibilisation aux enjeux de la souveraineté alimentaire.
Pour éclairer les producteurs sur ces enjeux et renforcer leur collaboration avec les services techniques de l’agriculture, une communication a été assurée par NACOULMA Ybrasma, Chef de Service Régional des Aménagements Agro-Pastoraux et du Développement de l’Irrigation sur le thème : « Les Journées du Maraîcher du Sahel, une contribution locale pour une souveraineté alimentaire et une résilience des communautés du Liptako face aux chocs climatiques et sécuritaires ». Ainsi, le communicateur a insisté sur la nécessité de produire localement afin de réduire la dépendance alimentaire et renforcer l’autonomie des communautés. Il a également encouragé les producteurs à adopter des pratiques adaptées aux changements climatiques et à collaborer avec les services techniques pour être mieux accompagnés sur le terrain. « La souveraineté alimentaire commence dans nos jardins », a-t-il souligné, tout en invitant les producteurs à valoriser les innovations locales.
MANO Sandrine Franceline, personne déplacée interne, a formé les femmes PDI et hôtes sur la fabrication du charbon écologique. Pour elle, cette innovation consiste à transformer les résidus, sauf ceux en plastique, en charbon écologique, réduisant ainsi la pression sur le bois de chauffe et valorisant les déchets. « Avec cette technique, nous protégeons l’environnement et nous créons une activité génératrice de revenus », explique Sandrine, formatrice en charbon écologique.
Ce cadre de concertation a été un espace d’échanges, de partages d’expériences réussies sur les stratégies d’adaptation et de bonnes pratiques entre producteurs maraîchers.
« Grace à ce cadre nous avons compris la nécessité d’adopter des pratiques agricoles adaptées aux changements climatiques. Nous avons également bénéficié d’une formation pratique sur le charbon écologique. Cette initiative est à saluer car, elle combine protection de l’environnement, autonomie économique et résilience communautaire », témoigne DICKO Aissetou participante au CaCoPro.
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication






