Le mardi 24 mars 2026, le Centre national Cardinal Paul Zoungrana de Ouagadougou a accueilli la cérémonie officielle de lancement du projet « Reconstruire le Vivre-ensemble au sein des communautés des régions du Sahel et du Nord » (RECONSTRUIRE).
Placée sous la présidence du Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, représenté par la Directrice générale des Affaires coutumières, religieuses et traditionnelles, Mme Mariam SANOGO, la cérémonie a mobilisé un large éventail d’acteurs : autorités administratives, coutumières et religieuses, partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de développement.
Mis en œuvre par un consortium composé de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), de l’Association pour l’Unité de la Jeunesse et le Développement en Afrique (AUJDA) et de la Coalition JAM, le projet RECONSTRUIRE s’inscrit comme une réponse stratégique au contexte national marqué par la montée de l’extrémisme violent.
Dans son allocution, le chef de file du consortium, François Paul RAMDE, a souligné que cette initiative repose sur trois piliers majeurs :
- le renforcement de l’Enseignement Religieux jumelé à l’Apprentissage Professionnel (ERAP) ;
- l’intensification de l’accompagnement psychosocial des populations vulnérables ;
- l’introduction d’un dispositif innovant de déradicalisation en milieu carcéral.
« L’ambition est de replacer l’humain au cœur des interventions, en articulant prévention, résilience et réinsertion », a-t-il précisé.
D’une durée de 24 mois (janvier 2026 – décembre 2027), le projet vise à renforcer la résilience des communautés face aux risques d’enrôlement dans les groupes extrémistes, à travers l’amélioration des conditions économiques, psychosociales et la réinsertion socioprofessionnelle des populations vulnérables.
Intervenant dans les zones du Liptako, du Soum, du Yaadga, du Gourma et de l’Oubri, le projet ambitionne d’atteindre trois résultats clés :
- une stabilisation économique durable des jeunes vulnérables ;
- une reconstruction psychosociale des survivants de l’extrémisme violent ;
- une réduction des dynamiques de radicalisation, notamment en milieu carcéral, grâce à des dispositifs de réinsertion adaptés.
Dans son intervention, Mme Mariam SANOGO a salué la pertinence de cette initiative, en cohérence avec les priorités nationales de prévention de l’extrémisme violent. En sa qualité de Présidente du Mécanisme de Soutien Pays, elle a réaffirmé l’engagement des autorités à garantir la cohérence des actions, renforcer la synergie entre les acteurs et valoriser les bonnes pratiques.
Financé par le Fonds mondial pour l’engagement communautaire et la résilience (GCERF), le projet RECONSTRUIRE s’inscrit ainsi dans une dynamique collective visant à restaurer durablement le vivre-ensemble et la paix sociale au Burkina Faso.






