Avec l’appui financier de MISEREOR et KZE, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé le 16 juin 2026 un thé-débat avec les comités locaux de paix et les producteurs autour de la prévention, la gestion et la résolution des conflits. Une activité qui a permis de partager des expériences communautaires et de valoriser les mécanismes endogènes de consolidation de la paix. À l’ouverture de ce thé-débat, la camarade Miriam NANA, représentante du Coordonnateur de l’UFC-Dori, a salué la présence et l’engagement des participants. Elle a rappelé la pertinence de l’implication des acteurs communautaires dans la recherche de solutions durables face aux conflits et dans la promotion du vivre-ensemble.
Afin d’améliorer la cohésion, la prévention et la résolution pacifique des conflits, un panel a été animé par le camarade Sita DIAOLLO, personne ressource de la mise en place des CLP, et le camarade Issa SALOU, conseiller de la direction régionale des droits humains de la promotion de la citoyenneté et de la paix. Ces échanges ont été facilités par le camarde Souleymane OUEDRAOGO, représentant de la délégation spéciale de la commune de Dori. Ainsi, les participants ont été entretenus sur plusieurs aspects des conflits. Les communicateurs ont entre autres évoqué la typologie des conflits, leurs causes profondes, les mécanismes de prévention, ainsi que les différentes approches de médiation, gestion et résolution pacifique. Les échanges ont également mis en lumière l’importance des mécanismes endogènes de résolution des conflits, singulièrement la parenté à plaisanterie, le recours aux sages et leaders communautaires, la médiation traditionnelle et le dialogue communautaire. Ces pratiques locales ont été présentées comme des outils essentiels permettant de restaurer la confiance entre les parties prenantes et de préserver l’harmonie sociale.
Après les communications, les participants ont partagé leurs expériences issues de leurs communautés. Plusieurs membres des comités locaux de paix ont évoqué des cas concrets de conflits rencontrés dans leurs villages, notamment des litiges sur les ressources naturelles, des incompréhensions entre groupes sociaux ou encore des tensions communautaires. À travers leurs témoignages, ils ont expliqué comment le dialogue, l’écoute, la médiation et l’implication des personnes ressources ont permis d’apaiser certaines situations et de trouver des solutions acceptées par les différentes parties. « La résolution d’un conflit commence par l’écoute et le rapprochement des personnes concernées. Lorsque les communautés privilégient le dialogue, il est plus facile de trouver une solution durable », a noté Mamoudou Dicko, participant.
Cette session a permis aux acteurs présents de partager les bonnes pratiques, d’identifier les mécanismes de médiation qui fonctionnent et de réfléchir à des stratégies communes pour renforcer durablement la cohésion sociale.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement de la résilience des communautés locales de la région du Sahel en période d’insécurité, qui vise à promouvoir les droits humains, la cohésion sociale, la restauration de la paix et l’appui aux communautés pour un mieux vivre-ensemble.
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication






