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Un exemple d’autonomie grâce à l’accompagnement de Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori)
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les déplacements des populations, certains parcours inspirent par leur courage et leur détermination. Paul YARGA, un producteur maraîcher déplacé interne (PDI) accompagné par UFC-Dori, fait partie de ces exemples vivants de résilience. Grâce à l’accompagnement de Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), il a su transformer l’adversité en une opportunité de bâtir une nouvelle vie. « Grâce à l'engagement constant de UFC-Dori en faveur de l'autonomisation des populations vulnérables et des personnes déplacées qu'elle soutient, j'ai eu l'opportunité de bénéficier de bien plus qu'un simple soutien : un site maraîcher pour mon groupement, une formation aux techniques agricoles appropriées, un accès à des intrants de qualité, ainsi qu'un suivi technique régulier », témoigne Paul YARGA, producteur PDI.
Un maraîcher qui ne connaît pas de saison
Engagé et travailleur, Paul YARGA pratique le maraîchage aussi bien en saison sèche qu’en saison pluvieuse. Actuellement, alors que les pluies arrosent les champs, son site maraîcher est un véritable espace de production diversifiée. En effet, on y retrouve quelques spéculations telles que les oignons, du gombo, des aubergines et des céréales comme le maïs et du Sorgho. Cette diversité permet non seulement d’améliorer son alimentation et celle de sa famille, mais aussi de générer des revenus qui l’aident à couvrir ses besoins essentiels et celle de sa famille.
Une voie vers l’autonomie
L’histoire de Paul reflète les impacts concrets de l’appui de UFC-Dori aux personnes vulnérables et aux producteurs maraîchers, en particulier aux personnes déplacées internes qu’elle soutient. Cet accompagnement ne se limite pas à l’appui matériel et technique, il redonne aussi de la dignité, de l’espoir et de la confiance en soi. « Le maraîchage me permet de subvenir à mes besoins, aux besoins de ma famille et de préparer l’avenir de mes enfants », confie Paul YARGA.
Un modèle pour les autres producteurs
Aujourd’hui, Paul YARGA est un modèle de courage pour les autres producteurs, qu’ils soient hôtes ou déplacés. Son engagement montre que malgré les épreuves, il est possible de se reconstruire et de contribuer activement à la vie socioéconomique.
Cet accompagnement s’inscrit dans le cadre du Programme de Développement Rural Intégré (PDRI) mis en œuvre par UFC-Dori grâce au financement de Misereor et KZE. Ce Programme vise à améliorer les conditions de vie des producteurs et des personnes vulnérables, à garantir l'accès à une alimentation saine et équilibrée et à favoriser la coexistence pacifique entre les communautés.
Fatimata Amadou TRAORE,
Chargée de Communication
Le personnel de Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a tenu sa retraite annuelle le 14 août 2025. Une journée exceptionnelle dédiée à célébrer les succès, à souder davantage les relations entre les équipes et à renforcer le moral de celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour le développement et la paix dans la région. Troisième du genre, cette retraite annuelle est placée sous le signe de la réflexion, de la convivialité et du bien-être collectif
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux dans la région du Sahel, les agents de UFC-Dori ont marqué une pause, le temps d’une journée, pour se ressourcer et renforcer leur esprit d’équipe.
Dès les premières heures de la matinée, une photo de groupe a immortalisé l’instant, traduisant la cohésion et la diversité de l’équipe. La journée s’est ensuite ouverte par un échange inspirant avec le Coordonnateur de UFC-Dori, qui a rappelé l’importance de l’unité, de la résilience et de l’engagement collectif face aux défis quotidiens.
La retraite a également été l’occasion d’allier engagement professionnel et responsabilité citoyenne à travers une activité de reboisement, symbole d’espoir et de durabilité pour la commune de Dori.
Pour favoriser le bien-être physique et mental, une séance a été animée par le psychologue Abdramane YATTARA. Cette séance a permis au personnel de se décompresser et de partager des moments de détente. L’après-midi s’est poursuivi dans une ambiance conviviale, rythmée par des jeux communautaires, du thé de cohésion et un barbecue animé. Ces instants de partage ont renforcé les liens humains au-delà des fonctions professionnelles.
En fin de journée, le sentiment général était celui d’une famille professionnelle plus soudée et plus confiante pour affronter de nouveaux défis. Cette retraite annuelle, plus qu’une simple pause, a été un véritable souffle de fraternité et d’espoir, à l’image de la mission que UFC-Dori porte pour les communautés.
Fatimata Amadou TRAORE,
Chargée de Communication
Dori, le 6 juin 2025 — À l’occasion de l’Aïd El-Kebir, également appelée fête du sacrifice, les fidèles musulmans de Dori se sont massivement rassemblés sur le terrain du Lycée provincial pour la grande prière marquant cette célébration majeure de l’islam.
Dès 9 heures, l’Imam El Hadj Moumoudou CISSE a dirigé la prière rituelle, en présence de milliers de fidèles venus vêtus de leurs plus beaux habits pour ce jour de fête. Ce moment fort a été l’occasion pour la communauté musulmane de Dori d’exprimer sa foi, sa reconnaissance envers Dieu et ses vœux ardents pour un retour durable de la paix et de la sécurité dans la région du Sahel et dans l’ensemble du pays.
La cérémonie a connu la participation du Gouverneur de la région du Sahel, M. Abdoul Karim KABORE, qui a salué la mobilisation des fidèles et les a exhortés à continuer de soutenir les efforts en cours pour restaurer la stabilité et renforcer le vivre-ensemble.
Dans son sermon, l’Imam CISSE a rappelé la signification spirituelle du sacrifice d’Ibrahim (Abraham), qui enseigne la soumission à Dieu, le témoignage de la foi et le devoir de partage. Il a invité les fidèles à cultiver l’humilité, la solidarité et l’amour du prochain, afin que leurs prières et sacrifices soient agréés par Dieu pour le bien de la communauté.
Un témoignage fort de fraternité : la présence de la délégation catholique
Comme à l’accoutumée, la prière de l’Aïd a été marquée par une présence interconfessionnelle notable. Une délégation de l’Église catholique, conduite par Mgr Théophile NARE, Administrateur apostolique du diocèse de Dori, a tenu à manifester son soutien à la communauté musulmane en ce jour sacré.
Dans une atmosphère empreinte de respect et de fraternité, Mgr NARE a exprimé la proximité de l’Église catholique avec ses frères et sœurs musulmans :
« Notre présence ici est une manifestation de solidarité, de communion. C’est aussi une manière de rappeler que nous sommes tous en quête du même Dieu, et que nous plaçons notre espérance en Lui. »
Un symbole fort d’unité et d’espérance
La célébration de l’Aïd El-Kebir 2025 à Dori a ainsi été bien plus qu’un événement religieux : elle a constitué un puissant symbole de résilience, de dialogue interreligieux et d’unité. Elle rappelle l’importance du vivre-ensemble dans une région où la paix reste un bien précieux à préserver.
L’Union Fraternelle des Croyants de Dori salue cette dynamique fraternelle et encourage toutes les communautés à continuer de faire front commun pour la paix, la tolérance et la solidarité dans notre pays.
Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé le mercredi 04 juin 2025, la cérémonie de clôture de l’année scolaire 2024-2025 dans son centre social de formation professionnelle dédié à la coupe-couture. Une occasion de mettre en lumière le talent, la persévérance et l’engagement des jeunes filles formées dans ce cadre.
Le centre professionnel de UFC-Dori a vibré au rythme de sa cérémonie annuelle de clôture. Fondé sur une mission sociale profonde, ce centre a formé cette année soixante (60) apprenantes issues des communautés hôtes et des Personnes Déplacées Internes sur un cycle de deux ans de formation. Il constitue un espace d’apprentissage complet en coupe-couture, combinant savoir-faire technique, professionnel et autonomisation.
Dans ce centre, les apprenantes y acquièrent les techniques essentielles de la couture homme comme dame. « Dans le centre, nous apprenons la couture, le tricotage, la broderie et de la cuisine, théorie et pratique. Nous sortirons du centre avec une bonne formation et la réinsertion professionnelle ne sera pas difficile pour moi », affirme OUBDA Asmaou apprenante.
« Les apprenantes, qu’elles soient déplacées, internes, filles, hôtes ou en situation de précarité, reçoivent bien plus qu’une formation professionnelle. » Elles y trouvent un espace sécurisé pour reconstruire leur estime et leur avenir. En deuxième année, l’obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) marque une étape cruciale, validant des compétences reconnues qui ouvrent la voie à l’entrepreneuriat ou à l’emploi local. Et comme toutes les autres années, nous espérons faire de très bons résultats au CQP cette année » nous laisse entendre Christine ZONGO, monitrice au centre social.
À travers ce centre, UFC-Dori confirme son engagement à promouvoir l’autonomisation des jeunes filles, tout en favorisant la coexistence pacifique par des actions concrètes de développement communautaire. L'organisation investit activement dans la formation professionnelle afin de contribuer activement à l'avenir socio-économique des filles de la région.
l'avenir socio-économique des filles de la région.
Fatimata TRAORE Amadou,
Chargée de Communication
Face au manque d’eau pendant de la saison sèche pour faire le maraichage, Timothée TINDANO l’un des maraichers, appuyé par Union Fraternelle des Croyants de Dori, a mis au point une méthode ingénieuse pour retenir l’eau dans les planches. Une technique simple, à la portée de tous, qui pourrait transformer le quotidien de milliers de maraichers dans la région du Sahel.
Au Sahel, la pluie est attendue comme une bénédiction. Mais elle se fait rare, imprévisible, et quand elle tombe enfin, c’est souvent pour ne durer que quelques mois. Trois à quatre mois d’eau, parfois moins, pour remplir les marres et les retenues d’eau pour le maraichage. Ainsi, de fin mars à début avril, les marres se vident de leurs eaux, donc il est difficile de poursuivre le maraichage. Sur ces terres assoiffées, chaque goutte compte.
À cet effet, un producteur maraîcher refuse pourtant de se résigner. Il a décidé de faire autrement. Loin des solutions coûteuses ou technologiques inaccessibles, il est revenu à l’essentiel, une technique de rétention d’eau adaptée à leurs réalités locales : la bâche, la terre, les feuilles, la fumure organique… une idée et une méthode simples.
La méthode consiste à creuser légèrement le sol (environ 34 cm de profondeur). Cette technique permet non seulement de maintenir l’humidité plus longtemps dans les planches, mais aussi de réduire la fréquence des arrosages, ce qui représente un gain de temps et une économie d’eau précieuse. En outre, l’incorporation de matière organique améliore la fertilité du sol, ce qui se traduit par des rendements plus stables, voire en augmentation.
« Avant, on arrosait deux fois par jour, maintenant nous arrosons chaque deux jours, voire trois, et les plants tiennent mieux. L’eau, si précieuse ici, est utilisée à bon escient », explique Thimoté TINDANO, producteur maraicher.
À Dori dans la région du Sahel où l’eau pour arroser les plants est un luxe, creuser quelques centimètres dans la terre est devenu un acte de résistance, un geste d’espoir. Portée par l’intelligence de Timothée TINDANO et l’envie de faire mieux avec peu, cette innovation paysanne pourrait bien inspirer d’autres en quête de solutions durables. Car parfois, il suffit de peu pour transformer beaucoup.
UFC-Dori, qui accompagne les producteurs maraichers de ses zones d'intervention, est consciente de l'importance de cette approche et préfère l'expérimenter davantage et partager les savoirs émergents du terrain.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
