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Le vendredi 21 juin 2024 à Aachen en Allemagne, François Paul RAMDE, Coordonnateur de UFC-Dori, a rendu une visite de courtoisie à Monseigneur Pirmin SPIEGEL, Directeur Général de Misereor. Cette visite au premier responsable du plus ancien des partenaires de UFC-Dori, a été une occasion pour François Paul RAMDE d’exprimer la gratitude de l’UFC-Dori pour le soutien dont elle bénéficie dans le cadre de ses programmes de développement en faveur des populations de la région du Sahel du Burkina Faso.
Dans le cadre du renforcement du partenariat avec ses partenaires techniques et financiers, le Coordonnateur de UFC-Dori est en son séjour en Allemagne. Ainsi, François Paul RAMDE, Coordonnateur de UFC-Dori a été reçu le 21 juin 2024 par Mgr Pirmin SPIEGEL, Directeur Général de Misereor. Misereor (https://www.misereor.org/fr ), partenaire de premier rang de UFC-Dori, est l’œuvre de l’Église catholique d’Allemagne, chargée du développement, qui aide sans distinction aucune les personnes défavorisées. Accompagné par Dr Raoul BAGOPHA, chargé de mission pour l’Afrique de l’Ouest francophone de Misereor, François Paul RAMDE a au cours des échanges avec Mgr SPIEGEL traduit à Misereor les sentiments de gratitude des populations du Sahel, ainsi que la gratitude des conseillers moraux de UFC-Dori , Mgr Laurent DABIRE, évêque de Dori et El Hadj Mamoudou Yaya CISSE, Imam de la grande mosquée de Dori. Aussi, il a saisi l’opportunité pour remercier Misereor pour sa proximité manifestée surtout dans le contexte actuel difficile que vivent les populations du Sahel du fait de l’insécurité. Mgr Spiegel étant en fin de mission à la tête de Misereor et devra cesser ses fonctions à la fin de ce mois de juin 2024, François Paul RAMDE n’a pas manqué de dire les remerciements et la gratitude de UFC-Dori à Misereor pour l’étroite collaboration à travers le financement de projets de développement et de plusieurs visites mutuelles de partenariat durant tout le mandat de Mgr SPIEGEL. Enfin, il a lui formulé les vœux de santé et de joie, et surtout le vœu que Mgr SPIEGEL reste toujours engagé aux côtés des plus faibles, mandat permanent de Misereor qu’il a dirigé.
« J’ai pitié de la foule... » (Mc 8, 2). C’est cette parole de Jésus dans l’évangile qui a inspiré le nom de Miseror. Et jusqu’à aujourd’hui depuis plus de soixante (60) ans, l’engagement de Misereor se caractérise par cette proximité, cette compassion à l’égard des gens dans la détresse. Et depuis plus d’un demi-siècle, Miseror travaille sans relâche à transformer la misère à travers des soutiens aux actions de développement dans le monde. Ainsi, depuis environ cinquante (50) ans, Misereor soutient UFC-Dori au Burkina Faso en vue de contribuer à réduire la pauvreté des couches vulnérables dans la région du Sahel burkinabè à travers des programmes de développement rural intégré.
Ce mercredi 10 avril 2024, après un mois de jeûne, de partage et de prière intense, les musulmans du monde entier, en particulier ceux de Dori, célèbrent l'Aïd el-Fitr. Cette fête qui marque la fin du mois sacré de l’Islam est célébrée par plus d’un million de musulmans dans l’optique de mettre en emphase la fraternité, le pardon, le partage et la solidarité. C’est dans ce même esprit que la communauté chrétienne comme toujours a témoigné de sa proximité à ses frères et sœurs de la communauté musulmane de Dori.
Après avoir accompli la grande prière de l'Aïd el-Fitr en suivant les fondements et les prescriptions du Ramadan, le Grand Imam de Dori, Mamoudou Yaya CISSE, a également prié pour le retour d'une paix durable au Sahel et partout ailleurs. Selon lui, le Ramadan, étant le quatrième pilier de l’Islam est un mois de jeûne, de purification de l’âme, de prière, de partage et de réflexion spirituelle. À cet effet, il a encouragé tous les fidèles à œuvrer pour des gestes de charité, d’aumône, d’union, et à l’approfondissement de leur foi même après ce mois.
Quant à Abbé Jean Pierre SAWADOGO représentant, Monseigneur Laurent DABIRE, rappelle que durant 30 jours, les musulmans ont pratiqué un jeûne strict chaque jour du lever du soleil jusqu’à son coucher dans l’adoration de Dieu. « Et en ce jour d’Aïd el-Fitr, nous nous unissons à nos frères et sœurs musulmans dans la prière afin d’implorer le tout puissant pour qu’il nous aide à transformer notre monde en un monde où il fait bon vivre, un monde sous lequel règne le partage, l’entraide et une paix durable » a-t-il souligné
C'est dans cet esprit de fraternité, de proximité que le Grand Imam a exprimé sa gratitude à la communauté chrétienne. Il a également lancé une invite à tous ces confrères au dialogue interreligieux, à la tolérance et à la compréhension mutuelle.
La prière s’est achevée à travers les échanges de vœux, et ainsi renforcer les liens dans la communauté.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
En marge de la 19ᵉ édition de ces Journées du Maraicher du Sahel tenues du 1er au 3 mars 2024, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé le 02 mars 2024 un Cadre de Concertation entre les producteurs qu’elle accompagne. Cette activité qui se veut un lieu d’échange et de partage d’expériences, entre dans le cadre du Programme Triennal de Développement Rural Intégré (PDRI) financé par Misereor.
Afin de promouvoir une bonne gestion des ressources partagées et mobiliser les producteurs vers un ensemble d’actions concentré dans la recherche de la stabilité pour la paix et le développement au Sahel, l’UFC-Dori a tenu le samedi 2 mars un cadre de concertation des producteurs (CaCoPro). En effet, cette rencontre organisée dans le cadre des 72h des Journées du Maraicher du Sahel a vu la participation d’une cinquantaine de producteurs déplacés internes et de producteurs issus de la population hôte. Ainsi, deux panélistes, Adama TRAORE, Directeur Provincial de l’environnement du Séno et Jean de la Croix SANOU, agent à la direction de l’agriculture, ont échangé avec ces producteurs sur le thème « La bonne gestion des ressources partagées, un défi pour contribuer à la stabilité pour la paix et le développement au Sahel ». Ces panélistes ont accentué les échanges, entre autres sur la problématique d’exploitation des ressources partagées, les textes régissant la gestion durable des ressources naturelles et agropastorales et les bonnes pratiques en matière de gestion durable des ressources naturelles. Pour monsieur Adama TRAORE, cette gestion doit être faite de manière rationnelle et durable pour le bien-être des populations présentes et celles futures.
Quant à Miriam Nana, Assistante en suivi-évaluation à l’UFC-Dori, atteste que cette activité est non seulement un lieu de partage d’expériences réussies en matière de gestion partagée des ressources naturelles entre Personnes Déplacées Internes (PDI) et population hôte, mais aussi une manière de renforcer la coexistence pacifique et le vivre-ensemble entre ces exploitants.
Au sortir des échanges, les participants affirment avoir eu des notions sur les ressources naturelles et les différents domaines qui les composent tels que le domaine foncier, forestier, hydraulique, pastoral, halieutique et minier. Hamidou Hama Dicko, l’un des participants déclare que pour une bonne gestion de ces ressources, l’engagement participative de tout un chacun est nécessaire afin de contribuer à la stabilité pour la paix et le développement socioéconomique au Sahel.
Fatimata TRAORE
Chargée de Communication
Du 1er au 3 mars 2024, se sont déroulées les Journées du Maraîcher du Sahel, un événement annuel orchestré par l'Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori). La 19ème édition, accueillie dans la cour du centre social de l'UFC-Dori, a été marquée par une participation enthousiaste et un engagement profond en faveur de la bonne gestion des ressources partagées, au cœur des enjeux de paix et de développement dans la région du Sahel.
Sous le thème évocateur, "La bonne gestion des ressources partagées, un défi pour contribuer à la stabilité pour la paix et le développement au Sahel", cette édition avait pour objectifs de créer des opportunités d'affaires pour les maraîchers, de stimuler une concurrence saine pour améliorer la production et de favoriser les échanges de bonnes pratiques entre les acteurs du secteur. François Paul Ramdé, Coordonnateur de l'UFC-Dori, souligne la pertinence de cette thématique, mettant en lumière la pression exercée sur les ressources partagées telles que l'eau et la terre, dans un contexte marqué par l'instabilité sécuritaire. Pour lui, la gestion adéquate de ces ressources est indispensable pour instaurer la paix et promouvoir un développement durable dans les zones affectées par la crise.
La cérémonie d'ouverture de cette 19ième édition a été présidée par Wulfran Emile F. BAMAS, Haut-Commissaire de la province du Séno. Ce dernier a salué les efforts déployés par l'UFC-Dori pour accompagner la reconstruction économique des populations affectées par la crise sécuritaire. Il a également souligné l'engagement du gouvernement burkinabè en faveur de la souveraineté alimentaire, notamment à travers l'offensive agro-pastorale 2023-2025, doté d'un budget conséquent.
Les producteurs présents, représentés par Timothé Thindano, ont exprimé leur gratitude envers l'UFC-Dori pour son soutien indispensable dans un contexte rendu difficile par l'insécurité. La foire a ainsi offert une plateforme essentielle pour écouler leurs produits et renforcer leurs revenus.
Parallèlement aux activités de la foire, le Cadre de Concertation des Producteurs a permis d'approfondir les discussions sur la gestion des ressources partagées. Miriam Nana, Assistante en suivi-évaluation à l'UFC-Dori, insiste sur l'importance de ces échanges entre producteurs pour promouvoir une gestion durable des ressources naturelles et favoriser la stabilité régionale.
La clôture de l'événement de cette édition des JMS a été marquée par la remise des prix aux meilleurs groupements de producteurs, mettant en lumière l'excellence et l'engagement des acteurs locaux. Le groupement de Amsia s'est distingué comme le meilleur, suivi des groupements Bouloye et de Djomga, ex aequo. Les prix attribués comprenaient des charrettes, des brouettes, des pelles et des semences, soulignant l'importance accordée à la contribution de chaque groupement à la foire.
Toutefois, les organisateurs reconnaissent que des défis subsistent, notamment en ce qui concerne l'accès aux semences, la pression démographique sur les ressources naturelles et la sécurité des producteurs. Ce qui explique une baisse de la production présentée par rapport à l’édition dernière en termes de bilan des ventes pendant la foire qui est estimé à environ 5 tonnes de produits maraîchers, tels que la pomme de terre, l'oignon, l'aubergine, la tomate, la laitue, etc. Ces enjeux soulignent l'importance de poursuivre les efforts de soutien et de renforcement du secteur agricole dans la région du Sahel. Malgré les difficultés rencontrées, les ventes réalisées pendant la foire témoignent du potentiel économique du secteur maraîcher dans la région.
Les Journées du Maraîcher du Sahel ont une fois de plus démontré leur importance cruciale dans la promotion de la stabilité et du développement économique dans la région. En unissant leurs efforts, les acteurs locaux continueront de travailler pour un avenir plus prospère et plus sûr pour tous.
DIALLO Abdoulaye Y.
Chargé Communications
Les 9, 12 et 13 février 2024, les filles et femmes du centre social de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori inscrites en coupe-couture ont pendant trois jours effectué des travaux continus en coupe-couture hommes, dames et enfants sous la supervision de leurs moniteurs.
Comme à l’accoutumée, plus d’une centaine de filles et de femmes sont inscrites de la première à la troisième année scolaire 2023-2024 en coupe-couture. Depuis trois jours, elles sont en travaux pratiques intenses dans l’optique de maîtriser la couture mixte. En dehors de leurs tâches journalières au centre, ces trois jours leur permettent d’apprendre différentes coupes. « Ces travaux pratiques se déroulent à la fin de chaque module de formation. Et cela permet aux apprenantes d’allier la théorie à la pratique », affirme Mme KABA/ZOUNGRANA Céline, directrice par intérim du centre social.
Avec plus d’une cinquantaine d’années d’existence, le centre social de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a acquis une longue et riche expérience, notamment dans le domaine de ses activités traditionnelles de base que sont entre autres la couture, la broderie et le tricotage. Ce centre permet de nos jours aux filles et femmes d’acquérir des connaissances et des compétences au métier de coupe-couture afin qu’elles puissent s’insérer dans le monde professionnel, gagner leur vie et se positionner socialement.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
