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Le 25 novembre 2023 restera gravé dans les mémoires de Gorom-Gorom, une commune urbaine située dans la province de l'Oudalan, au cœur de la région du Sahel. L’Union Fraternelle des Croyants de Dori dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Revalorisation des Valeurs du Vivre Ensemble dans le Sahel », en abrégé, ‘’ReVIVRE’’, a organisé sa deuxième édition de la journée des communautés dans la belle cité de la colline blanche. Cette journée s'est déroulée dans le magnifique cadre de la Maison des Jeunes, offrant un espace propice à la célébration et à la découverte.
Le thème choisi pour cette journée était : "Valorisation de la Multiculturalité pour Améliorer le Vivre Ensemble dans la Région du Sahel". Seize (16) communautés résidant dans la commune de Gorom-Gorom ont transporté les participants dans leurs univers culturels respectifs, mettant en lumière leurs spécificités uniques.
La journée s'est articulée autour de trois moments forts, illustrant parfaitement l'esprit de communion entre les communautés. Tout d'abord, une conférence thé-débat a été animée par les autorités locales, mettant en lumière l'importance de l'interculturalité et de la cohésion sociale. Les représentants des différentes communautés ont échangé des idées dans un climat de convivialité et de synergie.
Ensuite, une foire et une exposition ont permis de mettre en valeur le savoir-faire culinaire et vestimentaire des communautés. C'était une occasion unique de découvrir la richesse et la diversité des traditions gastronomiques et vestimentaires de Gorom-Gorom. Les échanges d'habitudes et de pratiques culturelles ont renforcé les liens entre les habitants de la commune.
Enfin, un repas fraternel a clos la journée, symbolisant l'unité et la solidarité entre les participants. C'était un moment où les frontières culturelles semblaient s'effacer, laissant place à une véritable compréhension et acceptation mutuelles.
Dans son discours, le représentant du Haut-Commissaire de la province de l'Ouadalan résume parfaitement l'esprit de la journée : « Des Sonrais aux Arabes en passant par les Peulhs, les communautés participantes ont interagi dans la convivialité et la synergie. Aujourd'hui, nous ne sommes ni Haoussa, ni Korumba, ni Moaga, ni Touareg, et j'en passe. Nous sommes Sahéliens ! Nous sommes Goromiens ! ».
Le deuxième vice-président de la délégation spéciale communale de Gorom-Gorom a quant lui souligné l'importance du concept de la journée des communautés. Selon lui, cet événement vise à créer un cadre d'échanges d'idées, mais aussi d'habitudes et de pratiques culturelles. Il est perçu comme un outil efficace pour le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble.
La communication du conférencier MAIGA Ousseini a également apporté un éclairage intéressant sur la gestion des conflits au sein des communautés. En mettant en avant des mécanismes endogènes de résolution tels que la parenté à plaisanterie et le mariage par alliance, il souligne l'importance des traditions locales dans le maintien de la paix et de l'harmonie.
La deuxième édition de la Journée des Communautés à Gorom-Gorom a été un succès retentissant. Elle a démontré que la célébration de la diversité culturelle peut être un puissant catalyseur pour le renforcement des liens sociaux et la construction d'une communauté plus forte et plus unie. Le Projet ‘’ReVIVRE’’ a joué un rôle crucial dans la promotion de l'unité dans la diversité, jetant ainsi les bases d'un avenir sur lesquelles la multiculturalité est célébrée.
En rappel, ces journées des communautés ne sont qu’un pan des activités mises en œuvre par le projet ReVIVRE, « Revalorisation des valeurs du vivre ensemble ». Il a été réalisé des forums, des séances de sensibilisation, d’ateliers de formation avec pour cible les jeunes, les femmes, les autorités administratives, religieuses et coutumières dans la région du Sahel.
Diallo Abdoulaye,
Chargé de communication
Au cours de son séjour au pays des Hommes intègres, une mission de l’œuvre de charité épiscopale allemande MISEREOR a rencontré une équipe de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) le lundi 27 novembre 2023 à Ouagadougou. Les questions de paix et de développement socioéconomique ont été au cœur des échanges entre l’UFC-Dori et son partenaire Misereor. La mission allemande était composée de Raoul BAGOPHA, représentant de Misereor en Afrique de l’Ouest et de Barbara KEMPER, chargée des questions de paix.
Les échanges très enrichissants ont porté sur une brève présentation de l’UFC-Dori, sur les différentes initiatives mises en œuvre dans le cadre de la paix, de la cohésion sociale et les perspectives de poursuite du Programme de Développement Rural Intégré (PDRI) dans ce contexte sécuritaire. En effet, l’équipe de l’UFC-Dori conduite par son Coordonnateur François Paul RAMDE a passé en revue les différentes activités dans le cadre du PDRI financé par Misereor, en mettant l’accent sur les boulis maraichers et les stratégies entreprises par l’UFC-Dori dans le cadre de la prévention, de la résolution des conflits et de la recherche de la paix. « Pour enraciner une culture de la paix et une sécurité préventive dans la région du Sahel, une entité villageoise dénommé Comité Local de Paix a été mis en place dans chaque zone d’intervention du programme, afin qu’elle travaille au maintien de la paix et de la cohésion sociale à travers la recherche de solutions endogènes et la prévention de potentielles menaces » explique François Paul RAMDE.
Le PDRI, d’un coût d’environ un milliard de francs CFA, mis en œuvre depuis janvier 2022 par l’UFC-Dori dans la région du Sahel touche deux axes essentiels à savoir le développement économique à travers la réalisation d’ouvrages hydrauliques et l’accompagnement des populations locales pour leur autonomisation d’une part, et la culture de la paix par la création de cadres de concertation communautaire, la sensibilisation et l’éducation à la culture de la paix. Ce programme triennal n’est pas le premier du partenariat entre l’UFC-Dori et MISEREOR. Ainsi, MISEREOR accompagne l’UFC-Dori depuis 1974 par le financement continu de ses projets et programmes au profit des populations de la région du Sahel burkinabè.
Au sortir de cette rencontre partenariale, les deux parties sont heureuses de la richesse du partenariat. Cette équipe de Misereor a été très émerveillée par ces échanges et surtout la capacité de résilience de l’UFC-Dori et des solutions de mitigation prise pour continuer la mise en œuvre de ses activités.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
À l'occasion de la Journée Internationale de la Tolérance (JIT), l'Union Fraternelle des Croyants de Dori, dans le cadre de son Programme de Développement Rural Intégré financé par MISEREOR, a commémoré cette journée à travers l’organisation d’une journée des communautés, le 16 novembre 2023. Cette journée a connu la participation de plus d’une centaine des producteurs venus des différentes zones d’intervention du programme.

Afin de promouvoir l’interculturalité et contribuer à la création d’interactions positives et des brassages entre les différentes organisations paysannes issues de différentes cultures, religions et de mode de vie, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a tenu le 16 novembre 2023, une journée des communautés à Dori dans le but de commémorer en sa manière la JIT.
Cette journée a été marquée par un panel sur le thème « la culture maraichère, une alternative pour parvenir à la sécurité alimentaire, à la résilience économique, au brassage culturel, à la promotion de la paix et de la tolérance entre populations hôtes et Personnes Déplacées Internes (PDI )». Au cours des communications, les panélistes, Messieurs BAMOGO Harouna, Directeur régional de la Culture, des Arts et du Tourisme et NACOULMA Ybrasma, agent de la direction de l’Agriculture et des Ressources Animales et Halieutiques ont échangé avec les participants sur l’importance de la culture maraichère dans la recherche de la sécurité alimentaire. Pour eux, la maraîcher culture est non seulement une alternative pour parvenir à la sécurité alimentaire, mais aussi un outil de promotion des valeurs de la paix, du vivre-ensemble, de la tolérance et de l’entraide autour les sites d’exploitation maraichère. « La maraicher culture est un bon moyen de brassage culturel et recréation des liens sociaux faisant fi des divergences religieuses et culturelles autour des sites de productions », atteste M. BAMOGO Harouna.
Quant à SERME Jean de Dieu, représentant du Coordonnateur de l’UFC-Dori, il affirme que cette activité permettra aux populations hôtes et déplacés internes, par ailleurs, producteurs des zones d’interventions, de créer un brassage entre les différents producteurs, et aussi un environnement de paix et de cohésion sociale grâce à la gestion concertée des ressources partagées et au dialogue intra et intercommunautaire. « Cette Journée des communautés s’est tenue ce jour 16 novembre 2023, afin de commémorer avec toutes les communautés la Journée Internationale de Tolérance », affirme Jean de Dieu SERME
Cette journée s’est terminée avec la visite d’une foire d’exposition de mets locaux montrant la tradition et la culture de toutes les communautés invitées.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
Dans le cadre de son Programme de Développement Rural Intégré (PDRI) financé par MISEREOR, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé, le 30 octobre 2023, une formation sur les TIC. Cette activité a réuni plus d’une vingtaine de participants issus des différentes confessions religieuses et communautaires des communes de Dori, de seytenga et de sampelga.
Au regard de l’effritement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dû à la recrudescence des contenus dangereux sur les réseaux sociaux, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a outillé ces leaders sur les enjeux de l’utilisation des TIC dans la reconstruction du vivre-ensemble dans la région du Sahel.
« C’est au vu de l’importance que revêt le bon usage des TIC, que nous avons tenu à faire cette activité, afin de permettre aux leaders à voix modérées de connaitre les avantages et les inconvenants de l’utilisation des TIC dans ce contexte d’insécurité. Étant les rassembleurs et les plus écoutés, ces leaders peuvent contrecarrer des messages incitant à la haine et à la violence », nous laisse entendre M. SERME Jean de Dieu, représentant monsieur le coordonnateur de l’UFC-Dori.
Quant à M. SAWADOGO Mohamoudou, Directeur Provincial de l’Emploi et de la Jeunesse, communicateur du jour, a échangé avec ces leaders sur les rôles des TIC, plus spécifiquement les réseaux sociaux dans la reconstruction du vivre-ensemble dans la région du Sahel. À l’entame de sa communication, il a tenu à définir quelques concepts tels que les TIC, l’internet, la télécommunication et les réseaux sociaux, sans oublier leurs rôles et modes d’utilisation dans la recherche de la paix. « Étant des exemples et des relais au sein de la communauté, ces derniers sont les plus écoutés. À cet effet, ces leaders religieux et communautaires doivent être aptes à véhiculer des messages de cohésion sociale et de vivre-ensemble dans les différents groupes qu'ils ont créés sur les réseaux sociaux comme WhatsApp et Facebook pour un retour effectif de la paix dans nos différentes contrées », joint M. SAWADOGO.
Au sortir de cette activité, ces leaders à voix modérées ont été très satisfaits du thème développé, et à l’avenir, ils pourront gérer certaines difficultés liées à l’utilisation de ces réseaux sociaux.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
Le jeudi 26 octobre 2023, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori dans le cadre de son projet Benkadi-Burkina Faso a procédé au renforcement de capacités des leaders communautaires, autorités locales et représentants des groupes vulnérables sur les bonnes pratiques d’adaptation aux changements climatiques notamment la production de compost ou l’initiation aux techniques des énergies renouvelables.
« Techniques de Compostage en tas », c’est sous ce thème que monsieur FARMA Blahalama, Assistant des Eaux et Forêts a développé sa communication au profit de douze (12) leaders venus des communes de Gorom-Gorom et de Dori. En alliant la théorique à la pratique, le communicateur a décrit les différents matériaux nécessaires pour le compostage, suivi des différentes étapes de la préparation du compost. Pour lui, la préparation de la fumure organique contribue à la valorisation des ordures ménagères et à l’assainissement des cadres de vie et ceci concours à la lutte contre les effets du changement climatique. « Ce compost, appliqué aux sols permet d’améliorer leurs fertilités et par conséquent une augmentation des rendements agricoles », ajoute monsieur FARAMA.
Les participants ont fortement apprécié cette formation qui pour eux est une nouvelle manière de préparer le compost avec les matières biodégradables comme les tiges de mil ou du sorgho, la paille, la cendre, le fumier. Cela permet non seulement de lutter contre les effets du changement climatique, mais surtout de maintenir la fertilité des sols qui est aujourd’hui un problème majeur en agriculture.
En rappel, le projet Benkadi, signifie en langue Bambara « travailler ensemble dans la même direction ». Soutenu techniquement et financièrement par le Royaume des Pays-Bas et l’organisation Néerlandaise Woord en Daad, ce projet intervient dans 4 pays de l’Afrique de l’Ouest, Bénin Côte d’Ivoire, Mali et le Burkina Faso. Il est mis en œuvre dans 7 régions du Burkina Faso à savoir le Sahel, le Centre Nord, le Nord, le Centre-Est, le Plateau Central, les Cascades et le Centre Ouest. L’objectif stratégique du projet Benkadi au Burkina Faso est que « les communautés vulnérables, en particulier les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap, réalisent leur droit au développement et sont résilientes aux effets du changement climatique ».
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
