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L’union Fraternelle des croyants de Dori en collaboration avec le SPONG a organisé du 20 au 21 juillet 2023 à Dori, une formation au profit de 15 agents des services déconcentrés de l’Etat et du secteur privé, sur la Contribution Déterminée National (CDN), la Mesure Rapportage Vérification (MRV), le Programme National d’adaptation au Changement Climatique (PNA) et les opportunités de financement des projets climat.
Afin de mieux impliquer et d’outiller les acteurs étatiques et privés de la région du Sahel sur le système MRV et les politiques climatiques, UFC-Dori, partenaire de mise en œuvre du projet Benkadi au Sahel a formé 15 acteurs étatiques et privés les 20 et 21 juillet 2023 à Dori.
Au cours des deux jours, monsieur Sié POODA, communicateur de ladite formation a axé ses échanges sur quatre thématiques en lien avec le changement climatique à savoir le Plan National d’adaptation aux Changements Climatiques, la contribution globale des actions d'atténuation de la CDN au Burkina Faso, le système MRV et la finance climat.
A l’issu de cela, il a d’abord déroulé des informations sur le PNA, dans lesquelles se trouvaient la vision du PNA en 2050 qui est comme suite « le Burkina Faso gère plus efficacement son développement économique et social grâce à la mise en œuvre de mécanismes de planification et de mesures prenant en compte la résilience et l’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2050 ». Et à cela, s’en est suivi les objectifs du PNA qui sont entre autres protéger les piliers de la croissance accélérée ; assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable ; protéger les personnes et les biens contre les évènements climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles.
Le communicateur a ensuite mis l’accent sur la CND tout en faisant ressortir les ambitions du Burkina Faso sur la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre à l’horizon 2030-2050.
Il s’est focalisé par la suite sur les notions et concepts du système MRV qui est un système qui vient également limiter les lacunes actuelles au niveau de la collecte et du partage d’informations sur les émissions de GES, les engagements d’atténuation aux effets du Changements Climatiques ; la finance climat sans oublié le fond vert climat. « Malgré les conditions naturelles défavorables que connait le Burkina Faso, des solutions existent pour permettre d’évoluer vers un développement durable », a-t-il ajouté
Au sortir de la formation, les participants se disent satisfaits des modules dispensés durant ces deux jours. Tout comme les autres participants Souleymane Diabaté affirme avoir eu plusieurs informations sur les augmentations des émissions des Gaz à Effets de Serre au Burkina Faso. « Je pense que chaque acteur doit poser des actions d’adaptations pour atténuer les effets du changement climatique », nous laisse entendre Souleymane Diabaté représentant de la direction de l’INERA.
En rappel, afin d’aider le Burkina Faso à améliorer la résilience climatique de manière à atténuer les effets du changement climatique sur les communautés vulnérables, le SPONG et les organisations de la société civile membres du consortium Benkadi de quatre pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Mali) ont initié le programme « Benkadi » qui signifie en langue bambara « travailler ensemble dans la même direction » approuvé en octobre 2020 et lancé en mai 2021.
L’objectif stratégique du projet Benkadi au Burkina Faso est que « les communautés vulnérables, en particulier les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap, réalisent leur droit au développement et sont résilientes aux effets du changement climatique ».
Fatimata TRAORE, Chargée de communication
L’Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé, dans la salle conférence du Centre Dudal Jam de Dori un cadre de concertation des acteurs transfrontaliers, le jeudi 23 juin 2023.
Ce cadre de concertation des acteurs transfrontaliers se tient dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Maîtrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix », en abrégé Projet Jam' Borders. Ce cadre de concertation, deuxième du genre pour le compte du projet, avait pour objectif : de faire un diagnostic des préoccupations actuelles sur la gestion des ressources naturelles partagées dans nos communes urbaines et dans nos communes frontalières des pays voisins que sont le Mali et le Niger en échangeant sur des expériences concrètes et pratiques. Cette activité était une opportunité, pour les représentants des délégations spéciales communales des communes d’intervention du projet et des services techniques publics de la région du sahel, d’échanger autour de la thématique « Gestion pacifique des ressources naturelles partagées : des usagers multiples pour une même ressource ». Cette session de cadre de concertation a été animée par deux communications dont celle de Diallo Amidou, Assistant technique à la Cellule de Coopération décentralisée transfrontalière entre les Collectivités territoriales du Sahel Burkina Faso - Mali - Niger ( C3 SAHEL) pour qui, il s’est agi de présenter sa structure qui a pour objectif de promouvoir le développement dans l’espace appelé Initiative pour l’Intégration des Infrastructures Régionales du Sahel (IIIRSAHEL). « Nous avons pas mal d’infrastructures réalisées dans notre zone d’intervention ce qui démontre l’existence de la coopération transfrontalière dans les domaines de la gestion des ressources naturelles partagées », nous a-t-il confié. Pour SERME Jean de Dieu, Chargé du projet Jam’Borders, « à l’issue de ce cadre de concertation, nous souhaiterions parvenir à des conclusions et à des recommandations qui puissent aider les acteurs intervenant sur les questions de coopération transfrontalière à proposer de meilleures solutions à cette problématique, à savoir la gestion des ressources naturelles partagées et limités sur lesquelles il y a de plus en plus de pression ».
En rappel, le projet « Maîtrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix », financé par le Ministère des Affaires Etrangères d’Allemagne à travers la fondation PATRIP et la KfW, a pour objectif global de promouvoir la stabilisation économique, politique et sociale et la résilience des communautés vivant dans des régions fragiles, notamment le long des frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, et favoriser la résolution locale des conflits et la prévention de l’extrémisme violent.
Diallo Abdoulaye Yourou,
Chargé de communication
Le 22 juin 2023, l'Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) dans le cadre de son projet Revalorisation des Valeurs du Vivre Ensemble(ReVIVRE) a organisé son deuxième forum régional sur l'engagement des jeunes pour la promotion de la culture de la paix. Cinquante jeunes issus des organisations de la société civile ont été formés sur leurs rôles et responsabilités dans la reconstruction de la paix.
« Promotion de la culture de la paix : responsabilités des jeunes de la région du Sahel », c'est autour de ce thème que le communicateur du jour M. PORGO Boukary, directeur de cabinet de M. le gouverneur de la région du Sahel s’est entretenu avec les jeunes leaders des différentes organisations de la société civile de la région du Sahel.
Après avoir fait un constat sur les enjeux sécuritaires en lien avec le développement, le communicateur a tenté de définir les rôles et responsabilités des jeunes dans la promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale. Il a rappelé aux jeunes, qu’ils sont un pilier très important pour non seulement le développement socioéconomique de la région, mais également pour une restauration du vivre-ensemble à travers leur implication active dans la mise en œuvre des actions pouvant impacter positivement pour un retour effectif de la paix. « La jeunesse doit jouer pleinement son rôle en veillant à cultiver la concertation, le dialogue, la médiation, l’action et tirer profit des valeurs positives, des référentiels sociaux qui ont marqué la région », a ajouté M. PORGO
Quant aux jeunes, ils ont pris des engagements forts, qui sont entre autres les sensibilisations sur le respect des droits humains à travers la veille citoyenne dans la société, le développement des initiatives afin de saisir les opportunités pour la promotion et la valorisation de la culture de la paix.
Le Projet « Revalorisation des Valeurs du Vivre-Ensemble (ReVIVRE) » est mis en œuvre dans la région du Sahel par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, à savoir Particip, et l’ambassade Royale du Danemark, dans le cadre de la mise en œuvre de leur programme de « Promotion des Droits Humains, de la Paix et de la Cohésion Sociale (DHPCS) ».
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication
Ce 27 mai 2023, encore une fois, les communautés du Sahel se sont donné rendez-vous au sein de l’espace du Centre Dudal Jam de Dori pour célébrer l’interculturalité. Cette édition, 3ème du genre pour le compte du Projet « Maitrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix », en abrégé, Jam’Borders, a eu pour thème : « la religion, un outil d’humanisation et de consolidation de la paix ».
En effet, cette édition au-delà de l’interculturalité, a mis à l’honneur le dialogue interreligieux comme outil de promotion du vivre ensemble et de la cohésion sociale. Dès 9h30, la journée démarre par le traditionnel thé débat, riche en échange et en partage d’expérience ; ce sont des panelistes de qualité dont l’Evêque du Diocèse de Dori et le Grand Imam de la grande mosquée de Dori qui ont animé le thé-débat. Dans son discours d’ouverture, le coordonnateur de l’UFC-Dori, François Paul RAMDE, dira que : « l’un des objectifs de l’organisation de ces journées, c’est d’inciter les communautés à agir en faveur de la tolérance pour consolider l’harmonie communautaire afin que l’on puisse reconstruire le vivre ensemble malheureusement malmené ». Quant au modérateur du jour, Issiaka SOURWEMA, ancien ministre des affaires coutumières et religieuses, par ailleurs chef coutumier et Président de l’Association pour la Tolérance religieuse et le dialogue intercommunautaire, il a introduit les échanges en ces termes : « Les religions, dans leurs ensembles, veulent qu’on se respectent comme étant des créatures de Dieu ». Et cela, après avoir défini la religion et le rôle que celle-ci pourrait jouer dans la vie des communautés.

L’essentiel des interventions des panélistes a interpelé les communautés à prôner le dialogue et la tolérance interreligieux. Pour l’Evêque du diocèse de Dori, Monseigneur Laurent DABIRE, « faire le bien nous fait ressembler à Dieu et Dieu est la bonté par excellence ». Mamoudou CISSE, le Grand Imam de Dori, insistera, lui, sur l’importance de la tolérance dans les enseignements du prophète Mahomet (PSL) : , « les religions nous enseignent la tolérance et le pardon...et le prophète Mouhamad (PSL) a dit : le bon croyant est celui qui tolère ses voisins » nous dira-t-il. Les échanges se sont terminés par des contributions des invités d’honneurs à l’instar de l’Emir du Yagha qui fera la synthèse suivante : « La religion est le modérateur de la tradition et la tradition modèle la religion, les deux sont donc complémentaires ».
Comme d’habitude, la visite des stands d’exposition des mets traditionnels est le moment le plus attendu de la journée des communautés. Ce sont dix-huit (18) communautés qui ont présenté leurs mets traditionnels. Les chenilles des ressortissants de l’Ouest, le gapal des Peulhs, les Grenouilles sautés des Korumba ou encore le Thiéboudiène de la communauté Sénégalaise et le soumbala lafri des maliens ont fait la joie des participants. A la tête des visiteurs des Stands, le Gouverneur de la région du Sahel, Rodolphe SORGHO, qui encore une fois s’est montré disponible à présider cette 3ème édition, a félicité l’UFC-Dori pour l’organisation de cette journée des communautés qui devient une coutume dans le Sahel. Selon lui, cette journée est particulière au regard de la thématique qui à été développée durant le thé débat, en ce sens que la question du dialogue interreligieux est très importante pour la résolution de la crise que notre pays traverse.
Les participants, quant à eux, ont renouvelé leurs remerciements à l’UFC-Dori et à ses partenaires financiers, pour l’organisation de ces journées des communautés leur permettant ainsi de se retrouver et de célébrer ensemble leurs diversités culturelles, nous confie, Salamatou DABRE, de la communauté Bissa vivant dans la commune de Dori.
En rappel, ces journées des communautés du Sahel sont organisées dans le cadre de la mise en œuvre du projet Jam’Borders, financé par le Ministère des Affaires Etrangères d’Allemagne à travers la Fondation PATRIP.
Évolution de la situation sécuritaire : les leaders échangent sur leur contribution à la restauration de la paix
Le mardi 23 mai 2023, L'Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé un atelier d'échange sur l'évolution de la situation sécuritaire et les moyens d'amélioration de la participation citoyenne à l'amélioration de la sécurité dans la région du Sahel. Cette activité a été possible grâce à l’accompagnement financier de l’ambassade Royal du Danemark. Étaient présents à cet atelier les leaders des organisations de la société civile, les représentants des comités locaux de paix, les FDS, les PDIs, les représentants de quelques directions régionales du Sahel.
Animée par le gouverneur de la région du Sahel, Fabien Adolphe SORGHO, cette activité avait pour objectif, non seulement de susciter une prise de conscience des communautés sur l'évolution de la situation, mais aussi de mobiliser l'ensemble des communautés pour un retour de la paix et du vivre-ensemble.
Le gouverneur de la région, qui a assuré la communication, a mis plus l'accent sur les échanges participatifs afin de permettre une meilleure interactivité avec l’assemblée. Au cours des échanges, les participants ont décrit l'évolution de la situation sécuritaire de 2017 à 2023. Pour ces derniers, la situation s'est fortement dégradée au regard de la multiplication des attaques terroristes, la présence de plus de 2 millions de PDIs, le tout combiné à l’inflation des prix des denrées alimentaires de première nécessité.
Des différents échanges, il est ressorti que des efforts sont consentis afin de trouver une solution durable à la crise sécuritaire. L’invite a été faite par les participants pour impulser une dynamique pouvant aider et soutenir l’action de l’Etat dans la recherche d’une paix durable ; et dans cette perspective, chaque individu, chaque communauté, chaque leader doit jouer sa partition à travers non seulement une franche collaboration avec les FDS, mais aussi la multiplication des sensibilisations dans le cadre de la cohésion sociale.
A la sortie de cet atelier, les participants se sont engagés à faire des restitutions et des sensibilisations dans leur communauté pour un vivre-ensemble harmonieux.
Le Projet « Revalorisation des Valeurs du Vivre-Ensemble (ReVIVRE) » est mis en œuvre dans la région du Sahel par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, avec l’appui de ces partenaires techniques et financiers, à savoir Particip, et l’ambassade Royal du Danemark, dans le cadre de la mise en œuvre de leur programme de « Promotion des Droits Humains, de la Paix et de la Cohésion Sociale (DHPCS) ».
Fatimata TRAORE, chargée de communication
