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Après 28 mois de mise en œuvre, le projet Promotion du Dialogue Interreligieux et du Vivre-Ensemble au Burkina Faso (Pro_DIVE) s’achève. Porté par le consortium tripartite, Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) qui assure le chef de file, le Centre Diocésain de Communication de Ouahigouya (CDC) et l’Association pour le Développement des Communautés Villageoises (ADCV), un atelier bilan dudit projet a été tenu le jeudi 15 décembre 2022 à Ouagadougou afin d’apprécier ses acquis et insuffisances. Ont pris part à cet atelier bilan les leaders religieux et coutumiers, les jeunes leaders des organisations de la société civile, les représentants des faitières intervenants dans la promotion de la tolérance, du vivre-ensemble et du dialogue interreligieux.
Le Burkina Faso autrefois cité comme un modèle de pays où cohabitent des communautés de diversité religieuse et culturelle, fait face ces dernières années à une montée de violences sociales. La montée de l’intolérance, de la haine et des violences multiformes sapent le vivre-ensemble harmonieux et la coexistence pacifique entre les communautés. Afin d’apporter une touche à la reconstruction du vivre-ensemble, au renforcement du dialogue interreligieux et interculturel le projet Pro_DIVE a pendant 28 mois mené des activités de formation, de sensibilisation et de mobilisation communautaire au Burkina Faso et particulièrement dans les régions du Sahel, du Nord et de l’Est.
A cet effet, au cours de cet atelier bilan des acquis du projet, il s'est agi non seulement de faire une projection vidéo de capitalisation et une présentation de la brochure de capitalisation du projet, mais aussi faire des témoignages et des partages d'expérience sur les acquis du projet. Pour faciliter les échanges entre les bénéficiaires du projet la modération a été assurée par Dr Jacob YARABATIOULA, Enseignant-Chercheur à l’Université Joseph Ki-ZERBO. Selon lui, « le vivre-ensemble est en mal, la cohésion prend des coups, si les acteurs à la base se saisissent de cette question de la cohésion sociale qui est une question nationale c’est déjà un élément très fort ». « Les effets de ce projet, à ce que j’ai vu que ce soit le film de capitalisation, la brochure, les témoignages des bénéficiaires, on se rend compte que des gens avaient des prénotions, des aprioris sur l’un ou sur l’autre. Et grâce au projet Pro_DIVE les positions ont évolué positivement, autrement dit, il y a des acteurs qui dialoguent » a-il-ajouté.
Quant à François Paul RAMDE, Coordonnateur de l’UFC-Dori, chef de file du projet Pro_DIVE, « le projet Pro_DIVE est un projet qui a contribué à la stabilité dans les différents régions en mettant en relation plusieurs acteurs à savoir les leaders religieux et coutumiers, les communautés religieuses, les centres scolaires et d’éducation, les éducateurs, les journalistes et communicateurs ainsi que les acteurs de l’Etat et des collectivités territoriales sur les questions du vivre-ensemble et du dialogue interreligieux ». « Le projet a permis de soutenir un certain nombre d’initiatives en terme de rencontres, de sensibilisations dans les différentes régions, des rencontres qui permettent aux différents acteurs dans le milieu du dialogue interreligieux de pouvoir fréquemment discuter, parce que lorsqu’on n’est pas proche le plus souvent, il y a des aprioris qui prennent le dessus et malheureusement la tension étant, il peut y avoir une distanciation entre les uns et les autres. Le résultat a été de permettre à l’ensemble des acteurs fortement engagés dans la religion de nourrir des concertations régulières, de parler de leurs problèmes, de voir comment eux ensemble, ils peuvent faire en sorte que la religion soit mieux appréhendée comme un outil de paix. Nous souhaitons que ces initiatives et ces acquis qui sont nés soient pérennes » affirme le chef de file du consortium.
Les participants ont affirmé que le projet leur a permis de réaliser des initiatives à savoir entre autres les journées de communautés, les causeries éducatives, les cadres de concertation, la Noël et le Ramadan des enfants, entre les différentes confessions religieuses. Pour eux, cela à contribuer non seulement à la promotion et au renforcement de la tolérance et du vivre-ensemble ; mais a permis également aux différentes communautés se connaitre mutuellement. L’un des souhaits majeurs des participants est que ce projet puisse continuer, car pour eux, il reste toujours des choses à faire dans le cadre du renforcement du vivre-ensemble.
Fatimata TRAORE, Chargée de communication
Le samedi 26 novembre 2022, la cour de la Maison des Jeunes de la commune de Gorom-Gorom a vibré au rythme de l’interculturalité. C’est dans la Cité de la Colline Blanche que l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, à travers son projet « Maitrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix », en abrégé Jam’Borders, a choisi de tenir sa deuxième édition des journées des communautés du Sahel. Le projet est financé par le Ministère des affaires étrangères de l’Allemagne à travers de la Fondation PATRIP.
C’est au total dix-huit (18) communautés qui ont été à l’honneur à cette édition, dont quinze (15) locales que sont, entre autres, les sonrais, les gourmantchés, les peulhs, les kel-tamachek et les arabes, et trois (03) de pays voisins et frères, en l’occurrence le Nigéria, le Togo et le Mali.
Riche en termes d’exposition des spécificités culturelles, cette journée, placée sous la présidence du Haut-commissaire de la province de l’Oudalan, a fait son entame par un thé débat essentiellement animé par les leaders religieux et les représentants des communautés présentes sur la thématique : « L’interculturalité comme mécanisme de renforcement de la cohésion sociale et le vivre-ensemble dans la région du Sahel ». Cette édition a été exceptionnelle à travers les animations musicales de qualité des communautés qui ont séduit les participants.
En effet, en lieu et place du traditionnel défilé des communautés invitées, l’espace de la maison des jeunes de Gorom-Gorom a vibré au rythme du Goumbé des sonrais, du denké-denké des peulhs et du takamba des Kel-tamachek. Après ces séquences d’animation, les participants, avec à leur tête les autorités administratives, coutumières et religieuses, ont visité les stands dressés les différentes communautés pour l’exposition de leurs mets traditionnels. En la matière, il y a eu une diversité de mets locaux qui a enchanté les participants lors du repas communautaire.
Au sortir de cette journée des communautés, selon le Haut-commissaire de la province, MARE Valentin, la multiculturalité doit être au service de la paix et de la cohésion sociale : « Nos différences doivent constituer le socle de notre cohésion sociale et non un facteur de division » a-t-il dit. Pour le Chargé du projet Jam’Borders, SERME Jean de Dieu, cette édition des journées des communautés à Gorom-Gorom a été un succès non seulement en termes d’organisation mais aussi en termes d’adhésion à l’esprit des journées des communautés. « Nous avons vu toutes ces communautés fraterniser et s’amuser entre elles comme une seule communauté et nous pensons qu’il n’y a pas une meilleure preuve de promotion de la cohésion sociale, du vivre ensemble et surtout de résilience en ces moments difficiles » a-t-il ajouté.
Il faut rappeler que cette journée des communautés n’est pas la seule activité du projet Jam’Borders dans la commune de Gorom-Gorom. En effet, il est prévu, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, la réalisation d’un bouli pastoral et d’un forage au profit de ladite commune. Outre cette commune, le projet est prévu s’exécuter dans cinq (05) autres communes de la région du Sahel et, ce, sur une durée de trois (03) ans.
Yourou A. DIALLO, Chargé de Communication Jam'Borders
Le Projet « Revalorisation des Valeurs du Vivre-Ensemble au Sahel (ReVIVRE) » a organisé le 20 octobre 2022, une première session de formation sur la Loi 034-2009/AN portant sur le régime foncier rural. Cette formation a vu la participation d’une trentaine de membres de la Commission Foncière Villageoise (CFV) et ceux de la Commission de Conciliation Foncière Villageoise (CCFV) venus des communes de Bani, Seytenga et Dori.
SOMA Mandi, ingénieur d’agriculture, formateur du jour, a échangé avec les membres des différentes commissions non seulement sur la Loi 034-2009/AN, mais aussi sur les rôles et responsabilités des membres de ses commissions dans la prévention et la gestion des conflits. Il a parcouru la Loi 034 à travers ses 07 innovations, suivi de la présentation de l'organisation des commissions et des rôles, des missions et attributions des membres des différentes Commissions. A cet effet, pour lui, la mission principale de la CFV est de faciliter la mise en œuvre effective des attributions du Service Foncier Rural en contribuant à la sécurisation et à la gestion du domaine foncier de la commune. « La CCFV est compétente pour le règlement à l’amiable des conflits fonciers ruraux dans les limites du territoire du village selon l’article 6 du décret 2012-263 », ajoute-t-il.
Selon le coordonnateur de l’UFC-Dori, les conflits liés au foncier rural, à l’exploitation des ressources naturelles partagées sont fréquents. Pour ce faire, cette formation permettra de renforcer les connaissances des membres des commissions de gestion foncière sur la Loi 034-2009/AN et ses implications et aussi leur donner des outils nécessaire de gestions des conflits ruraux liés au foncier.
A l’issue de ces échanges, les participants ont pris l'engagement de vulgariser la Loi 034, et aussi de faire la restitution de cette formation. En plus de cela, lors des travaux de groupe ils ont décidé de mettre davantage en pratique les mécanismes locaux de gestion des terres inspirés des coutumes, usages ou pratiques fonciers.
Le Projet ReVIVRE est mis en œuvre dans la région du Sahel, avec l’appui financier de l’ambassade Royale du Danemark (ARD). Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de « Promotion des Droits Humains, de la Paix et de la Cohésion Sociale (DHPCS) ». La gestion est confiée au Cabinet Particip à travers son Unité d’Appui Technique (UAT).
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication
Union Fraternelle des Croyants de Dori dans le cadre de son projet ReVIVRE a organisé le 18 octobre 2022, un workshop sur les outils d’éducation à la tolérance et au dialogue pour la paix. Cet atelier a réuni une cinquantaine d'éducateurs religieux et scolaires venus des communes de Bani, Dori, Gorom-Gorom et Seytenga.
Animée par le Curé et le Grand Imam de Dori, cette activité a pour objectif d'outiller les éducateurs sur les valeurs de la paix telles que le dialogue pour la paix, la tolérance religieuse, le vivre-ensemble dans ce contexte de crise sécuritaire et humanitaire.
Lors des échanges, les panélistes ont fait non seulement une analyse du contexte sécuritaire, qui est marqué pour eux par une monté de la radicalisation, de l’extrémisme violent, de la stigmatisation et du repli identitaire, mais ils ont aussi sensibilisé les éducateurs sur la culture de la tolérance, le dialogue interreligieux et interculturelle pour une bonne cohésion sociale dans la région du Sahel.
Abbé Jean Pierre SAWADOGO panéliste du jour, a invité les parents à éduquer les enfants selon la culture, et cette éducation renforcée par les éducateurs permettra d’obtenir des résultats positifs. « Les parents doivent inculquer l’esprit de prière dès le bas-âge ; car la paix vient d’abord de crainte de Dieu, et cet esprit de prière va amener l’enfant à connaitre sa religion et à aimer aussi son prochain, cet esprit de prière fait appel au pardon naturellement » ajout-il
Le coordonnateur de l’UFC-Dori, François Paul RAMDE affirme que cette activité est un cadre de discussion et de mise à jour des outils de promotion de la tolérance, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale; car la promotion de la tolérance et du dialogue pour la paix est un travail permanent et non ponctuelle.
Au sortir de cet atelier, les éducateurs ont pris l’engagement de réaliser des activités de sensibilisation dans les écoles et les foyers coraniques dans le cadre de la tolérance et du Dialogue pour la paix.
Le Projet « Revalorisation des Valeurs du Vivre-Ensemble (ReVIVRE) » est mis en œuvre dans la région du Sahel, avec l’appui financier de l’ambassade Royale du Danemark (ARD). Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de « Promotion des Droits Humains, de la Paix et de la Cohésion Sociale (DHPCS) ». La gestion est confiée au Cabinet Particip à travers son Unité d’Appui Technique (UAT).
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication
Le 04 octobre 2022 à Dori, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé une session de formation en techniques culturales au profit des producteurs qu’elle accompagne. Cette session de formation a vu la participation d’une quarantaine de producteurs venus entre autres de Djomga, Déberé Talata, Amsia, Kalo. Cette activité a été possible grâce au financement de MISEREOR et KZE dans le cadre de la poursuite du Programme de Développement Rural Intégré(PDRI).
« La sécurité alimentaire dans la région du Sahel, une possibilité avec de nouvelles techniques culturales et semences améliorées », c’est sur ce thème que Thomas d’Aquin DAH, technicien de l’agriculture à la direction provinciale du Séno a échangé avec des producteurs agricoles. Au cours des échanges, il s’est appesanti sur l’importance des semences améliorées, les nouvelles techniques agricoles et leur itinéraire technique, les maladies qui peuvent s’attaquer aux différentes spéculations et proposer des solutions pour traiter ces maladies. A cet effet, il s’est attardé sur les spéculations qui sont cultivées au Sahel que sont, le mil comme céréale, le niébé comme légumineuse et l’oignon, la tomate comme culture maraichère. « Les semences améliorées permettront aux producteurs d’avoir un grand rendement, et sont utilisables pendant trois ans », a-t-il affirmé.
Cette activité en plus de renforcer les capacités des producteurs sur les nouvelles techniques culturales vise à les sensibiliser sur la nécessité d’adopter des techniques adaptées à leur milieu. Aoua KAYENDE responsable du Département Développement et Promotion Humain (DDPH), représentante du Coordonnateur de l’UFC-Dori affirme que cette activité vise à outiller les producteurs accompagnés par l’UFC-Dori sur les techniques adaptées à leurs localités et les inciter à utiliser des semences améliorées pour la production céréalière.
Cette session de formation a été très participative, car les producteurs ont partagé des expériences réussies en matière de techniques culturales de mil, niébé, tomate, oignon. Les participants ont affirmé être très satisfaits de cette formation. Ils ont pris des engagements de faire la restitution des différents échanges aux autres producteurs qui n’ont pas pris part à la formation.
Fatimata TRAORE, Chargée de communication
