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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet "PREVENIR", l'équipe projet a effectué des visites de courtoisie à des structures techniques et autorités de la région du Nord. Ces visites ont eu lieu le 28 avril et 5 mai 2022 à Ouahigouya. L'objectif de ses visites était de présenter aux autorités et structures techniques le projet "Prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent par l’amélioration de la résilience des communautés locales dans les régions du Sahel et du Nord" et de solliciter leur accompagnement pour l'atteinte des objectifs dudit projet.
Le consortium Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) et Cellule nationale de prévention de la radicalisation et l'extrémisme violent du Burkina (CellRad Burkina) met en oeuvre le projet "PREVENIR". Lancé officiellement à Ouagadougou en mars dernier, ce projet couvre les régions du Sahel et du Nord du Burkina. Afin de faciliter son appropriation et sa mise en œuvre par les différents acteurs, l'équipe projet avec à sa tête le Coordonnateur de l'UFC-Dori a effectué des missions de rencontres de courtoisie avec les autorités de la région du Nord. Ainsi, des services techniques, entre autre les directeurs régionaux en charge des droits humains et de la jeunesse ainsi que des représentants de leurs collègues en charge de la promotion de la femme et de l'agriculture ont été rencontrés le 28 avril à Ouahigouya . Les différents responsables techniques rencontrés ont réitéré leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre projet. Quant aux autorités administratives, en l'occurrence le Secrétaire général de la région du Nord, Représentant le Gouverneur de la région, et le Haut-Commissaire de la province du Yatenga. Jérémie Kouka Ouédraogo, Secrétaire général de la région, a remercié le choix porté sur la région du Nord pour l'exécution du projet car c'est la mise en oeuvre des projets aident l'Etat dans ses différentes missions.
Le projet "PREVENIR" mis en œuvre par le consortium UFC-Dori et CellRad Burkina a pour objectif global d'accroitre les capacités de résilience face au risque de radicalisation et d'extrémisme
Le vendredi 29 avril 2022, le projet Promotion du Dialogue interreligieux et du Vivre-ensemble au Burkina (Pro_DIVE) dans le cadre de ses activités a accompagné l’initiative de la communauté musulmane dans l’organisation du ramadan anticipé des enfants. En présence du secrétaire général de la région du Sahel, des représentants des différentes communautés religieuses, plus de 250 enfants musulmans, accompagnés de leurs frères et sœurs chrétiens ont partagé un repas communautaire en commémoration de l’Aïd-El-Fitr anticipée.
L’objectif de cette initiative était de renforcer les liens de fraternité et cultiver l’esprit de solidarité, de partage entre les enfants musulmans, et tous les enfants des autres confessions religieuses autour d’un repas fraternel.
Avant le partage de ce repas, Jean de Dieu SERME, représentant du coordonnateur de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), a témoigné que cette initiative est devenue maintenant une tradition au sein de l’UFC-Dori. Pour lui, cette tradition remonte aux années 2007-2008 où l’UFC-Dori avait été sollicité par le mouvement Shalom pour l’accompagner dans l’organisation de la Noël des enfants. C’est dans cette lancée que l’UFC-Dori a étendu cette initiative à la communauté musulmane en organisant le ramadan anticipé des enfants. « Et aujourd’hui, le projet Pro_DIVE s’aligne derrière cette initiative, afin de renforcer les liens de solidarité, de partage et de vivre-ensemble entre les enfants musulmans et les enfants chrétiens » a-t-il-affirmé.
Au regard du contexte sécuritaire actuel auquel fait face le Burkina et la région du Sahel en particulier, l’abbé T. Bernard KABORE, représentant de Monseigneur de Dori, apprécie à sa juste valeur cette initiative de ramadan anticipé des enfants. Pour lui, cette activité permet d’apprendre aux enfants dès le bas-âges cette notion d’union, de tolérance et de partage.
Les représentants de la communauté catholique sont venus à la grande mosquée de Dori dans le cadre du dialogue interreligieux pour communier avec leurs frères musulmans. « Nous sommes là pour témoigner de la proximité du père Evêque à l’endroit de la communauté musulmane et aussi à l’égard des enfants, et leur apprendre aussi que l’autre qui est différent n’est pas un ennemi, mais un ami, un frère » a-t-il témoigné.
Fatimata TRAORE, assistante en communication
La communauté musulmane de Dori à l’instar de celle du Burkina Faso a célébré, ce jour 2 mai 2022 la fête de l’Aïd-El-Fitr au terrain provincial de Dori. La grande prière a été dirigée par le grand Imam Mahamoudou Cissé en présence d’une délégation de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori et celle de la communauté catholique.
Après 30 jours de jeûne, de prière, de partage, les musulmans de Dori ont prié ce jour 2 mai 2022, pour l’union, la cohésion sociale et le retour de la paix et de la quiétude au Burkina Faso et partout ailleurs. A la fin de la prière, le grand Imam Mahamoudou Cissé a affirmé que cette journée doit être une journée très essentielle qui se manifeste par la joie et le don de la Zakat (l’aumône de fin du jeûne). « En ce jour solennel, chaque musulman par la solidarité et le don de la Zakat doit faire en sorte qu’aujourd’hui il n’y ait pas quelqu’un qui ait faim » a-t-il ajouté.
Il a tenu a remercié la délégation de la communauté catholique venue les accompagner pour la célébration de la fête de l’Aïd-El-Fitr. Cette présence de la communauté catholique de Dori, témoigne la cohésion sociale, le dialogue et la compréhension qui existe entre ces deux communautés religieuses. Il a prié pour que cette union se perpétue de génération en génération.
Après la prière la délégation de la communauté catholique dirigée par Abbé Ignace SAWADOGO, représentant Mgr Laurent DABIRE, Êveque de Dori, a formulé un message de paix, de solidarité, de fraternité, de félicitation et de communion de prière à tous les frères et sœurs de la communauté musulmane. Il a tenu a félicité tous les musulmans pour les efforts consentis durant les 30 jours de prières intenses, de partage en faveur des plus démunis. « Félicitation pour l’union entre les deux communautés, car elles vivent en parfaite harmonie » a-t-il témoigné.
Fatimata TRAORE, assistante en communication
Le Projet Promotion du Dialogue Interreligieux et du Vivre-Ensemble au Burkina (Pro_DIVE) a initié le 23 avril 2022, une causerie éducative à l’endroit des élèves du Lycée Provincial de Dori. Cette causerie a porté sur le thème « Mécanismes endogènes de gestion de conflits : la parenté/alliance à plaisanterie, source de prévention et de résolution de conflit.
C’est dans l’optique d’accroître la sensibilisation sur les thématiques du dialogue interreligieux et du vivre-ensemble que le projet Pro_DIVE a organisé le 23 avril 2022 une causerie éducative. Elle a réuni une centaine d’élèves du LPD en vue de les sensibiliser sur l’importance de la parenté à plaisanterie comme source de cohésion sociale et du vivre-ensemble entre les communautés.
Cette activité a été animée par Boureïma BARRY, attaché d’éducation au Lycée Provincial de Dori. Au cours de sa communication, il s’est attardé sur les définitions des mots clés à savoir entre autres, la gestion de conflit, la parenté, l’alliance à plaisanterie. Celui-ci a indiqué qu’au regard de la situation sécuritaire qui prévaut au Burkina Faso et dans la région du Sahel en particulier, la parenté/l’alliance à plaisanterie est l’un des mécanismes qui permet de renforcer la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble entre les individus, les groupes ethniques voire entre les villages. A titre d’exemple, « les ressortissants du Yagha sont les parents à plaisanterie de ceux du Séno, il y a aussi dans certaines ethnies une parenté à plaisanterie entre les grands parents et leurs petits-enfants, entre ethnie comme Peulh et Bobo, Sonrhaï et Gourounsi. Tout ceci pour résoudre les conflits et renforcer la cohésion sociale » a-il-ajouté.
Quant à François Paul RAMDE, Coordonnateur de l’UFC-Dori, il a exhorté les élèves à mettre en pratique cette parenté/alliance à plaisanterie afin de mieux sympathiser et vivre en harmonie. En plus de cela, il leur a demandé d’être des artisans de paix car ce sont eux l’avenir de demain.
Au sortir de cette causerie, les participants en plus d’affirmer, avoir des connaissances sur la parenté à plaisanterie, ont pris l’engagement de la mettre en pratique dans leur vie quotidienne.
Le projet Pro_DIVE est un projet porté par le consortium dont le chef de file est UFC-Dori et les membres sont CDC de Ouahigouya et ADCV de Fada. Il couvre trois (03) régions du Burkina Faso que sont le Sahel, le Nord et l’Est. Son objectif global est de contribuer à renforcer la stabilité du Burkina Faso par la promotion du dialogue interreligieux, interculturel et le vivre-ensemble harmonieux au Burkina Faso et particulièrement dans les régions du Sahel, du Nord et de l’Est. D’une durée de deux ans, Pro_DIVE est financé par le Royaume des Pays-Bas.
Fatimata TRAORE, assistante en communication
Ce dimanche 17 avril 2022, les fidèles chrétiens de Dori, à l'instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de Pâques. Marquant la résurrection du Christ, cette célébration est l'aboutissement de quarante jours de jeûne, d'aumônes et de prière observés par les fidèles catholiques.
Pour la célébration de ce jour, Mgr Laurent Dabiré a présidé la messe solennelle au cours de laquelle les fidèles ont prié pour la paix, la sécurité et la réconciliation. Au début de la célébration avec les personnes en difficulté, particulièrement les personnes déplacées internes de la ville de Dori, l'évêque du diocèse de Dori a rappelé que la célébration de la solennité pascale était aussi une occasion pour tous les croyants, comme l'a souhaité le Chef de l'État, de prier pour la paix dans le pays.
La ferveur pascale de ce jour fait des heureux. En effet, plusieurs personnes ont reçu des sacrements tels que des mariages, des baptêmes, des confirmations et première communion dans le rang des personnes déplacées vivant dans la paroisse Sainte Anne de Dori. En plus de cette joie légitime, les personnes déplacées réunies pour cette célébration, à travers leur représentante, nourrissent l'espoir d'un retour proche dans leurs localités d'origine.
Comme il est de tradition à Dori, une délégation de la communauté musulmane de Dori, conduite par Hamidou Moussa Dicko, s'est rendue au centre Le Bon Pasteur où la messe a été célébrée. À l'ambon, le représentant du Grand Imam a souhaité une joyeuse fête de Pâques aux catholiques en prière. Aussi a-t-il renouvelé le vœu que le cheminement entrepris par les deux communautés dans le sens du dialogue interreligieux puisse se poursuivre pour que triomphent la solidarité, la paix et la co-construction du vivre-ensemble. Pour sa part, le père de famille diocésaine, a remercié la délégation musulmane pour son attention renouvelée à l'endroit de la communauté catholique de Dori. Il a également souhaité à la délégation et à l'ensemble de la communauté musulmane qui a entamé le mois de Ramadan une bonne continuation de jeûne tout en formulant le vœu que l'ensemble des prières durant le carême des catholiques qui vient de s'achever et celles du jeûne musulman toujours en cours, obtiennent pour le Burkina Faso les grâces de la paix et de la sécurité.
