Du 3 au 6 mars 2016, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé la 11ème édition des Journées du Maraicher du Sahel à Dori. L’ouverture officielle de l’édition a eu lieu le 4 mars dernier sous la présidence du Gouverneur de la région du Sahel. Elle s’est tenue sur le thème : « Le bouli maraicher, un instrument de renforcement de la cohésion sociale dans les communautés locales du Sahel». Pour cette édition, le premier prix du Concours du Meilleur Groupement maraicher a été remporté par le groupement de Bortoré.
Pour la dixième année consécutive, l’UFC relève le défi de la valorisation de la production maraichère dans le Sahel à travers l’organisation des Journées du Maraicher du Sahel. Ces journées ont pour objectifs, selon le Coordonnateur de l’UFC, François Paul RAMDE, de « créer des possibilités d’écoulement et de bonnes affaires pour les exploitants des sites maraicher, stimuler une saine concurrence entre les producteurs dans le but d’accroitre la production globale d’une part, mais aussi la qualité de cette production d’autre part, et servir de cadre de concertation et d’échanges d’expériences entre producteurs. »
Dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région du Sahel, Djibril LALLE a félicité l’UFC pour l’organisation de cette foire, et pour ses interventions qui « sont cohérentes avec la SCADD (Stratégie de Croissance Accéléré pour le Développement Durable, ndr) en ce sens que l’UFC intervient dans la « promotion d’une croissance pro-pauvres et le « développement de secteurs prioritaires ».» Et au Représentant du Ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, parrain de l’édition, d’ajouter qu’au regard de la rareté des pluies dans la région, la réalisation des bouli constitue une réponse endogène durable dans la lutte pour l’atteinte de la sécurité alimentaire pour tous. Ainsi pour Benjamin SOW le bouli ne doit pas une source de discorde sociale mais un outil de renforcement de la cohésion entre les communautés.
Pour Issaka THIAM, exposant et exploitant de bouli venu du village de Amsia, les JMS et les boulis leur permettent d’engranger des revenus assez importants qui les aident à subvenir aux besoins de leurs familles. Et à Salou Boureima MAIGA, exploitant du bouli de Diomga de renchérir que les revenus tirés des JMS et du bouli l’aident à payer la scolarité de ses enfants, à améliorer la ration alimentaire et à payer les frais de santé de sa famille.
Les JMS sont aussi une occasion pour les producteurs de se partager les expériences mais aussi d’échanger avec des techniciens du domaine de l’accompagnement du monde rural. Pour cette édition, les échanges ont porté sur les opportunités de partenariats pour le monde agricoles.
Pour inciter les groupements à accroître leurs productions, un concours dénommé « Concours du Meilleur groupement maraicher » a été institué. Le premier prix de cette 11ème édition a été décerné au groupement de Bortoré pour la qualité de ses performances en matière organisationnelle. Il est secondé par le groupement de Diomga, vainqueur de l’édition précédente.
La 11ème édition des JMS a pris fin le 6 mars. Rendez-vous est donc pris pour l’an prochain pour la 12ème édition.
Privat Quantin BAYALA
Chargé de Communication UFC-Dori






