« Si vous manifestez contre la guerre, ne m’appelez pas, mais si vous marchez pour la paix je serai là » Ainsi parlait la Mère Thérésa à propos des marches contre les guerres. En effet, à Dori, pour exprimer leur attachement à la paix, ils étaient plus d’une centaines de femmes et de jeunes de la région du Sahel à marcher de feu tricolore de la SONABEL (Société nationale burkinabè d’Electricité) à la mairiele 1er juin 2015 pour magnifier la paix.
Ces jeunes et femmes issues d’associations de promotion de la culture de la tolérance religieuse (Jeunesse Lucien BIDAUD (Lucien BIDAUD, Père fondateur de l’UFC-Dori), de la Cellule féminine Lucien BIDAUD, des Volontaires nationaux ont entonné des chants et scandé des slogans en faveur en présence de leaders religieux de Dori. « Disons non à l’instrumentalisation du nom de Dieu dans les violences, car dieu est paix », « Jeunes et femmes, tous croyants, unis dans la fraternité pour la paix » pouvait-on lire sur les banderoles. Tout ceci pour condamner les actes terroristes dont les auteurs invoquent souvent le nom de Dieu et réaffirmer que les différences, qu’elles soient religieuses, ethniques ou idéologiques ne doivent constituer un prétexte pour mettre à mal la quiétude sociale.
Ainsi pour joindre l’utile à l’agréable et donner de la voix, une déclaration a été conjointement signée par les représentants des jeunes et des femmes chrétiens et musulmans pour réitérer leur attachement à la diversité culturelle comme valeur commune à l’Humanité à promouvoir, condamner les actes de nature à saboter la dignité humaine et son engagement à la promotion d’une culture de la paix au Burkina Faso. Cette déclaration a été remise aux autorités de région du Sahel qui n’ont manqué de féliciter l’initiative de la marche et promis de faire parvenir la déclaration à qui de droit.
A la suite de la remise de la déclaration aux autorités, un ciné débat a eu lieu à place de la mairie de Dori sur la thématique du dialogue interreligieux. Ce film de l’Abbé Bernard YAMEOGO intitulé « La crèche de Hamed » évoque la question de la tolérance religieuse à travers la vie de Hamed, cet adolescent musulman, qui va tout mettre en œuvre pour arriver à construire une crèche dans la cour de son père, un fervent musulman.
Il faut le rappeler, la marche et le ciné débat s’inscrivent dans le cadre du « Projet de promotion d’une culture de la paix dans les communautés locales de la région du Sahel » porté par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. La marche pour la paix et le ciné débat du 1er juin ont été des moments pour aider à déconstruire les préjugés liés aux religions et à faire face aux menaces terrorismes existantes aux portes du Burkina.






